Le chef de l’Etat a évoqué les conflits qui sévissent dans plusieurs pays, et qui affectent plusieurs régions dans le monde. Il a ainsi appelé à travailler pour que la paix soit consolidée dans l’archipel et dans la région. Pour lui, «tout le monde doit être gardien de la paix partout».
Le président de la République, Azali Assoumani, a effectué une visite à Ndzuani le vendredi 3 avril dans l’après-midi. Ce premier déplacement, depuis la fin du ramadan, s’inscrit dans une tradition désormais bien établie : aller à la rencontre de la population après l’Aïd el-fitr pour adresser ses vœux aux habitants des îles. À Ndzuani, la cérémonie officielle a été organisée à Dar Nadjah. De nombreuses autorités politiques, religieuses et militaires, ainsi que des citoyens venus des quatre coins de l’île, ont répondu présents. La grande salle de réception ainsi que les ailes du palais étaient combles.
«Les travaux sur l’axe Domoni-Nyumakele»
Le chef de l’Etat a d’abord insisté sur le sens de sa présence à Ndzuani. «C’est important de maintenir ce lien direct avec la population après le ramadan. Je suis parti de Ngazidja pour chez moi à Ndzuani, par l’amour que j’ai reçu dans cette île. Nous sommes en train d’apprendre et nous attendons les résultats, dont le premier est la paix. Nous devons avant tout nous réjouir d’être nés musulmans et faire partie des piliers de cet héritage», a-t-il déclaré. Le président a ensuite mis en avant la paix. «C’est une tradition de se retrouver dans l’ensemble des îles après le ramadan et de rendre grâce. Je vous souhaite tous mes vœux de l’Aïd el-fitr. pour l’Aïd el-Fitr. Nous devons prier pour que ce qui se passe ailleurs ne nous arrive pas. Les conflits entre pays touchent toute une région. Nous devons travailler pour notre stabilité. Nous devons être tous gardiens de la paix, à tous les niveaux», a-t-il conclu.
A son tour, le gouverneur de Ndzuani, Dr Zaidou Youssouf, a lui aussi, transmis les vœux des habitants de Ndzuani au président de la République. Le premier magistrat de l’île a tenu le même discours que celui prononcé le jour de l’Aïd el-fitr. «Le chef de l’État avait souhaité venir le lendemain de l’Aïd, mais le Tout-Puissant en a décidé autrement pour que nous soyons réunis aujourd’hui. En mon nom et au nom de la population de Ndzuani, nous adressons nos vœux au chef de l’État, à son épouse ainsi qu’à tous les Comoriens. En cette période, nous saluons les personnes mobilisées le jour de l’Aïd : militaires, médecins, journalistes. Nous pensons également aux malades dans les hôpitaux tout en rendant grâce pour le souffle de la vie. Nous espérons être encore présents chaque année pour célébrer ensemble», a-t-il poursuivi.
Le gouverneur a dressé un état des lieux de la situation de l’île, mettant en avant «les avancées enregistrées» tout en évoquant les défis persistants. «Nous avons vécu un ramadan apaisé, avec des produits disponibles en abondance. Nous remercions les maires et les préfets pour le travail accompli. Toutefois, des défis subsistent, notamment l’état des routes. Celle menant à Dar Nadjah doit être réhabilitée. Les travaux sur l’axe Domoni-Nyumakele ont déjà débuté. Dans les secteurs de la santé et de l’éducation, les indicateurs sont encourageants. Ndzuani avance grâce à une dynamique collective», a-t-il fait savoir. Pour sa part, et au nom des habitants de l’île, Ahmed Combo, originaire de Sima, a exprimé les vœux au chef de l’Etat. «Je suis mandaté par les habitants pour présenter nos vœux, quatorze jours après la fête. C’est en ce jour que le Tout-Puissant a voulu nous réunir pour cette célébration, et nous devons Lui rendre grâce. À travers ces mots, nous adressons nos vœux au chef de l’État et à sa famille», a-t-il déclaré, dans son mot de bienvenue.



