La garde-côtière comorienne a intercepté une vedette transportant cinq tortues marines à Shisiwani. Un suspect arrêté, un autre en fuite. Les autorités évoquent un réseau de braconnage en expansion.

 

La garde-côtière comorienne a intercepté, lundi 4 mai à l’aube, une vedette suspectée de braconnage au large de Vuani, dans la région de Shisiwani à Ndzuani. À bord, se trouvaient deux individus, cinq tortues marines vivantes ainsi que du matériel de pêche, en provenance des côtes de Mwali. L’opération a été déclenchée vers 4 heures du matin après la détection d’un écho suspect par les radars de surveillance dans la zone maritime. Une unité des garde-côtes a été immédiatement déployée, qui a permis l’interception de l’embarcation en mer. 


Lors de l’intervention, les deux occupants ont tenté de s’échapper en se jetant à l’eau. L’un a réussi à prendre la fuite, tandis que le second a été repêché par les agents. La vedette ainsi que le matériel de pêche ont été saisis. Les cinq tortues marines ont été récupérées vivantes et seront relâchées dans leur milieu naturel. Selon le lieutenant Alhadji Attoumane, chef des opérations maritimes de la base navale de Ndzuani, cette opération s’inscrit dans les missions de protection de l’environnement assurées en collaboration avec le parc national de Shissiwani. «Nous avons détecté un écho en provenance de Mwali grâce à nos dispositifs de surveillance. L’embarcation a été identifiée comme impliquée dans un réseau de braconnage. À bord, les individus ont tenté de fuir dès notre intervention», a-t-il expliqué.

L’existence d’un réseau de braconnage

Le responsable militaire estime que cette affaire ne constitue pas un cas isolé. Des indices laisseraient penser à l’existence d’un réseau de braconnage en expansion dans la zone maritime. «Nos procédures consistent à sécuriser les espèces, saisir les équipements, collaborer avec le parc national et transmettre les suspects à la justice. Les investigations vont se poursuivre pour identifier l’ensemble des personnes impliquées», a-t-il ajouté. Il a enfin appelé les populations côtières à renforcer leur vigilance et à signaler toute activité suspecte aux garde-côtes ou aux agents du parc national, notamment dans les zones fréquentées par les tortues marines.