Un atelier du projet Blue and Green Island réunit les acteurs nationaux pour renforcer la comptabilité du capital naturel et intégrer davantage les ressources environnementales dans les décisions économiques et publiques.
Le ministère de l’Environnement chargé du Tourisme, en collaboration avec les principaux secteurs concernés, entend renforcer la prise en compte du capital naturel dans les décisions économiques et les politiques de développement. C’est dans cette perspective qu’un atelier de sensibilisation du comité national sur le capital naturel s’est tenu le vendredi 25 septembre à l’hôtel Retaj, dans le cadre du projet Blue and Green Island (Bgi).
La rencontre s’inscrivait dans une étude sur la comptabilité du capital naturel conduite avec l’Herbier national de l’Université des Comores. Elle visait notamment à renforcer les capacités des institutions nationales en matière de comptabilité et d’évaluation monétaire des ressources naturelles, afin de mieux connaître, mesurer et valoriser le patrimoine naturel du pays.
À l’ouverture des travaux, le directeur de cabinet du ministère de l’Environnement chargé du Tourisme, Charafouddine Djamal Eddine, a déclaré : «C’est un atelier marquant une étape importante dans la manière dont notre pays entend prendre en compte la valeur de sa nature dans ses choix de développement». Il a rappelé que les forêts, les mangroves, les récifs coralliens, les ressources en eau, les sols ainsi que la biodiversité marine et terrestre constituent des ressources essentielles pour l’économie et la population. Elles contribuent notamment à l’agriculture, à la pêche, à la protection des côtes et au développement du tourisme.
Le directeur de cabinet a également insisté sur la nécessité de renforcer les liens entre protection de l’environnement et développement touristique.
«Notre attractivité touristique repose sur la beauté de nos paysages, la qualité de nos eaux et la richesse de notre biodiversité. Préserver et valoriser ce capital naturel, c’est investir directement dans l’avenir de notre économie», a-t-il affirmé. Pour le coordinateur national du projet Bgi, Mhoumadi Soihibou, l’objectif est de mettre en place un système associant l’Herbier national de l’Université des Comores, la Sonede et les autres institutions concernées.
Il s’agit, selon lui, de disposer d’informations permettant d’évaluer les ressources naturelles, notamment les forêts et l’océan, et de les intégrer dans les décisions publiques. «C’est une façon de faire en sorte qu’au moment où les décisions du gouvernement se font, de réaliser en premier lieu la présence de ces résultats afin de trouver de quoi les préserver et donner vie à nos ressources naturelles», a-t-il expliqué.



