23 jeunes issus des scouts, du réseau climat de l’Océan indien, des étudiants de l’Université des Comores se sont réunis dans le cadre d’une formation sur les changements climatiques. L’objectif est de permettre à ces jeunes de développer leurs compétences en analyses politiques, transformer leurs préoccupations communautaires en actions et prendre le changement climatique comme opportunité de travail.

 

Ayant débuté en ligne depuis plusieurs mois, la formation des jeunes champions en climat a été officiellement lancée ce lundi 5 octobre, à l’hôtel de la terrasse du Palais du peuple, par le secrétaire général du ministère de l’Environnement et des forêts en présence des représentants de l’Unicef. Il s’agit d’une formation de 5 jours destinée à mobiliser des enfants en faveur des actions de limitation des effets liés aux changements climatiques. Cette formation est encadrée par l’Unicef, avec l’appui de l’agence coréenne de coopération internationale (Koica). 


“Cette formation intervient dans un contexte particulier. Les Comores comme la plupart des pays insulaires sont exposées aux aléas du changement climatiques. 
Les écosystèmes, les zones côtières sont beaucoup plus touchées. Cette volonté de former les jeunes représente l’avenir car ce sont les véritables moteurs du changement du pays, que ça soit comportemental ou sanitaire. Evidemment, cela aidera à sensibiliser la population en matière de protection de l’environnement. Ces jeunes ne sont là que pour apprendre, progresser, proposer et secourir”, a indiqué le secrétaire général de l’environnement et des forêts. 


Abdourahmane Ali M’roipvili a saisi l’occasion pour mentionner l’objectif de la formation, à savoir “dispenser des outils permettant de mieux comprendre le cadre évolutif du climat mais aussi développer des capacités à participer aux discussions à défendre les idées afin de sensibiliser les communautés”. De son côté, le représentant de l’Unicef, Mustapha Ben Messaoud, a insisté sur la vulnérabilité des enfants face aux changements climatiques. “C’est une activité qui s’inscrit dans le cadre d’une coordination climatique au-delà des kilomètres, dans le sens où elle intervient dans les endroits les plus vulnérables.

La question climatique est l’un des plus grands défis auxquels la génération à venir sera exposée”, a-t-il souligné avant d’insister sur le fait qu’au-delà des chiffres, ces sont, selon lui, les enfants qui en subissent les conséquences “car ce phénomène fragilise les infrastructures sanitaires, de l’hygiène lors des multiplications des catastrophes naturelles et beaucoup sont confrontés à des maladies”. 


Pour sa part, le jeune reporter et bénéficiaire de la formation, Ben Ahmed Daouda Soilihi, a exprimé sa satisfaction de voir la présence des autorités de l’Etat et des entités internationales. “Le fait que le gouvernement et des représentants des organisations internationales soient présents, c’est déjà un message fort qui implique l’intervention de tout le monde.

Cela montre que l’environnement devient une problématique qui nécessite des grands efforts afin d’assurer un avenir meilleur pour les futures générations. Je pense que ces 5 jours vont être d’une expérience enrichissante qui nous permettra de pouvoir sensibiliser les enfants des dangers liés aux changements climatiques”, a-t-il déclaré.