La direction générale de l’information et de la communication (Dgic) a lancé, mardi à Mutsamudu, la mise en place de cercles d’écoute sur le changement climatique. Une initiative soutenue par l’Unicef, avec l’appui financier de Today & Tomorrow Initiative et de Koica Kenya. Les cercles d’écoutes visent à renforcer la prévention et l’adaptation communautaire face aux risques climatiques. Face aux effets du changement climatique, les autorités misent sur la mobilisation communautaire.
La Dgic a initié la création des cercles d’écoute, des espaces de dialogue réunissant mairies, animateurs radios, associations, Croissant-Rouge et sécurité civile. L’objectif est d’anticiper les risques liés aux catastrophes naturelles et favoriser des réponses locales adaptées. La formation s’étend sur deux jours : la première est consacrée aux animateurs radios, appelés à relayer les messages de prévention, tandis que la seconde réunit les associations, les communes et les autres acteurs communautaires.
Présent dans la formation, le directeur général de l’information, Bindjad Ismaila, a rappelé l’importance de l’engagement collectif. «Le changement climatique est une question qui concerne tout le monde. Les cercles d’écoute visent à renforcer l’engagement des communautés face aux situations de catastrophe. En réunissant des groupes d’une quinzaine de personnes avec des animateurs radio ou télé par exemple, nous allons identifier les risques, relayer des messages et proposer des solutions adaptées aux réalités locales », dit-il.
Pour lui, les médias ont un rôle à jouer sur les questions de changement climatique, notamment. «Les thématiques abordées vont de la montée des eaux aux éboulements, en passant par d’autres risques propres à chaque quartier. À Ndzuani, Mutsamudu, identifiée comme zone à risque, sert de point de départ comme Hambu à Ngazidja ou Fomboni à Mwali, avec l’appui des médias, chargés d’informer et de sensibiliser la population. Ces échanges vont permettre de rappeler que la lutte contre les effets du changement climatique ne peut se faire sans l’implication active de la société civile», a-t-il prévenu.
Du côté des associations, notamment Afam de Mutsamudu, l’initiative renforce la responsabilité citoyenne et la mobilisation locale. «Tous les problèmes ne relèvent pas uniquement de l’État. La société civile doit jouer pleinement son rôle, notamment sur les questions environnementales. Les échanges lors des ateliers ont un impact.
Après, il est important de relayer, au sein des associations et des communautés, les informations et messages reçus», a estimé Nathra Salim Mari, membre de l’association Afam. Elle a appelé à «une action collective pour protéger l’environnement», citant notamment le nettoyage des espaces, la lutte contre la déforestation et l’arrêt de la prise de sable de mer.

