Il s’agit d’un projet de 4 ans qui vise à renforcer les capacités des institutions nationales et les communautés locales en matière de préparation et gestion des déplacements liés aux changements climatiques.
Le ministère de l’Intérieur, en étroite collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), et la Direction générale de la sécurité civile (Dgsc), a lancé hier, jeudi 23 juillet, au siège de la Dgsc, le projet dénommé « Réponses régionales aux déplacements liés au climat en Afrique subsaharienne (Reclid) ». Financé par l’Union européenne, ce projet vise à « renforcer les capacités nationales en matière de préparation et de gestion des déplacements causés par les catastrophes et les effets du changement climatique.
«Cet événement marque, pour nous, une étape importante pour le renforcement de notre capacité collective à faire face à l’un des défis modernes, à savoir les conséquences du changement climatique », a déclaré, au nom du gouvernement, le ministre de l’Intérieur, remerciant toutes les parties prenantes pour la mise en œuvre de ce projet. Mohamed Ahmed Assoumani a expliqué, à l’occasion, que ce changement climatique constitue aujourd’hui une réalité tangible directement liée aux conditions de vie de la population. «Nous sommes parmi les pays les plus vulnérables, en tant qu’Etat insulaire, donc, ce projet est un levier de lutte et de persévérance », a-t-il ajouté.
Le chef du projet, Ibrahim Youssouf, précise que l’objectif est de garantir la résilience et l’autonomie des communautés vivant dans des zones exposées aux risques de catastrophes. «On doit renforcer les systèmes de prévision et de gestion de catastrophe, réduire et traiter les déplacements ainsi que renforcer la résilience des communautés les plus exposées», a-t-il souligné, insistant sur une évaluation approfondie des capacités institutionnelles «afin de pouvoir identifier de manière rigoureuse les forces existantes et les déficits capacitaires».
La résilience et l’autonomie des communautés
De son côté, la cheffe de bureau de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) aux Comores, Sonia Rosi, a saisi l’occasion pour rappeler que la résilience ne se construit pas au lendemain d’une catastrophe. «En effet, la résilience se construit avant, grâce à l’anticipation, à la préparation et à une coordination efficace entre tous les acteurs. Et ce projet reflète pleinement le mandat de l’Oim. Depuis de nombreuses années, notre organisation accompagne les Etats dans la prévention des déplacements liés aux crises. Nous sommes fiers de mettre cette expertise au service des priorités nationales par l’accompagnement de la Dgsc car, seule institution ne peut relever ce défi», a-t-elle confié.
A son tour, le chargé d’affaire de l’Union européenne auprès de l’Union des Comores, Loannis-Pavlos Evangelidis, a affirmé que son institution y apportera des moyens et de l’expertise. «Ce lancement constitue une étape importante qui s’inscrit dans un processus plus large qui repose sur une appropriation nationale forte afin de produire des résultats durables durant les 4 prochaines années», a-t-il formulé.


