Pour renforcer la sécurité routière, la gendarmerie et la police lancent une opération de contrôle des plaques d’immatriculation. Un modèle noir et blanc devient obligatoire sur tout le territoire national.

 

Dans le cadre du renforcement de la sécurité routière et nationale, la gendarmerie nationale, en collaboration avec la police nationale, a lancé une opération de vérification et de mise en conformité des plaques d’immatriculation des véhicules circulant sur le territoire. Selon la gendarmerie, de nombreuses plaques actuellement en circulation ne respectent pas les normes en vigueur. Certaines comportent des signes distinctifs, des noms, des décorations ou encore des drapeaux, ce qui «rend les véhicules difficilement identifiables». «Les numéros d’immatriculation doivent être en blanc sur fond noir pour les véhicules des particuliers», avertit un responsable de la gendarmerie. Notre source estime que «plusieurs plaques ne sont pas lisibles à une distance de 25 mètres », ce qui complique les opérations de surveillance et d’intervention. «Quand la nuit arrive, nous n’arrivons pas à identifier les véhicules», insiste-t-elle.

L’opération intervient également dans un contexte marqué par des préoccupations liées à l’insécurité, aux agressions et aux vols de véhicules. L’uniformisation des plaques est perçue comme «un moyen de réduire ces risques et de renforcer la traçabilité des automobiles».
Notre interlocuteur de la gendarmerie rappelle que « le décret du 18 août 1992 fixe clairement les caractéristiques des plaques noir et blanc ». Elle dénonce notamment la présence de plaques mêlant immatriculation comorienne et symboles étrangers, comme le drapeau français, une pratique jugée non conforme à la réglementation nationale.Qu’elles soient en plastique ou en aluminium, les plaques devront désormais respecter un seul standard : une plaque avec des caractères blancs sur fond noir. La gendarmerie assure que «d’ici la fin du ramadan, l’ensemble des véhicules devra se conformer aux nouvelles exigences».