Nawezo s’achève en laissant une société civile comorienne mieux organisée et résolument tournée vers l’avenir. « Le programme Nawezo arrive à son terme, mais la dynamique qu’il a créée se poursuit. Les compétences acquises, les réseaux construits et les initiatives lancées continueront de produire des effets durables », s’est félicité l’ambassadeur de France, Etienne Chapon.
Après trois années de mise en œuvre, le programme « Nawezo », porté par l’Ambassade de France en Union des Comores, a officiellement été clôturé vendredi 27 mars lors d’une cérémonie organisée à l’hôtel Itsandra. Cette initiative aura marqué, selon les promoteurs de ce programme, «un tournant dans le renforcement des capacités de la société civile comorienne engagée dans les enjeux socio-économiques et environnementaux».
Déployé durant la période 2024-2026, le programme Nawezo s’est inscrit dans le cadre de la coopération entre la France et l’Union des Comores, en faveur «d’un développement inclusif et durable, reposant sur l’implication directe des acteurs locaux. Dix-sept projets de la société civile, répartis sur Ndzuani, Mwali et Ngazidja, ont été financés notamment dans les domaines de la culture, l’éducation, la protection de l’environnement ou encore sur le développement économique».
«Le programme Nawezo arrive à son terme, mais la dynamique qu’il a créée se poursuit. Les compétences acquises, les réseaux construits et les initiatives lancées continueront de produire des effets durables. La France restera pleinement engagée au côté de l’Union des Comores pour engager ses dynamiques, en particulier en faveur de la jeunesse, de l’égalité, de l’entreprenariat, de le la transition écologique.
Je constate d’ailleurs avec plaisir que certaine des Occ du programme Nawezo vont pouvoir poursuivre et renforcer leur action grâce aux financements du programme facilité emploi 2 financé par Afd et mis en œuvre par la Maison de l’emploi. Voilà un exemple de complémentarité efficace de nos différentes actions», a rappelé l’ambassadeur de France en Union des Comores Ethienne Chapon.
«668 bénéficiaires, 1602 personnes sensibilisées»
Au terme de ce programme, «les résultats témoignent d’un impact tangible sur le terrain », selon les responsables. Au total, « 668 personnes » ont bénéficié de formations, renforçant leurs compétences professionnelles et leur capacité d’action au sein de leurs communautés. Par ailleurs, «1 602 personnes» ont été sensibilisées aux enjeux du développement durable et de la protection de l’environnement, contribuant à une prise de conscience accrue face aux défis climatiques. Le programme avait également accordé une attention particulière à l’égalité de genre, avec «689 personnes » sensibilisées à l’égalité entre les femmes et les hommes, un levier essentiel pour l’équilibre social et économique.
« Comme le dit un proverbe comorien «mdri mdzima kaufanya msiru», ce sont les efforts conjoint de tous qui permettent d’atteindre ces résultats. Ces chiffres ne sont pas de simples indicateurs. Ils traduisent des transformations concrètes, des femmes et hommes mieux formés, des jeunes engagés, des initiatives économiques renforcées et des communautés plus conscientes des enjeux environnementaux et sociaux» a précisé le diplomate français.
Les bénéficiaires de ce programme ont exprimé leur satisfaction par rapport aux retombées «plutôt satisfaisantes pour le développement socio-économique de leurs organisations en particuliers et pour les Comores en général». A titre d’exemple, le parc national Karthala a bénéficié d’un financement de 17 millions puis 3,5 millions de francs pour la pérennisation de son projet agricole.
«Nawezo qui signifie capacité a été bien plus qu’un programme. Il a été un véritable levier de transformation, un espace d’apprentissage et un catalyseur d’initiatives locales. Il a permis de démontrer de manière concrète que lorsque que l’ont investi dans les capacités des acteurs de terrain, les résultats sont réels, visibles et durables. Nawezo, nous laisse aujourd’hui un héritage précieux : des organisations mieux structurées, des compétences renforcées et une capacité d’action accru au service des populations», a conclu le secrétaire général du ministère de la Culture, Kaissane Hassane.


