Suspendu avec effet immédiat le 10 août 2026, Abdoussalam Mohamed Adam, dit Azali, conteste les griefs qui lui sont reprochés. Des parents d’élèves et des enseignants dénoncent une décision qu’ils jugent préjudiciable au fonctionnement de l’établissement.
La décision est tombée pendant les vacances scolaires. Dans un courrier daté du 10 août 2026 et adressé au directeur de l’établissement scolaire semi-public Maahad Said Chakira Ali, le directeur de la Ligue islamique aux Comores, Youssouf Ahmed Mdahoma, annonce la cessation des fonctions d’Abdoussalam Mohamed Adam, communément appelé Azali, surveillant général et enseignant collaborateur de l’établissement. La mesure prend effet immédiatement. Le courrier ne précise toutefois pas les faits motivant cette décision.
Selon l’intéressé, son éviction serait liée à deux épisodes survenus au cours de l’année scolaire. Le premier concerne une sortie pédagogique des classes secondaires à Dibwani. Administrateur des groupes WhatsApp des enseignants et des parents, Azali affirme avoir informé les enseignants de ne pas se présenter à l’école en raison de cette sortie, avant que le coordinateur des Maahad aux Comores, Moudathir Assoumani, ne leur demande de venir enseigner. Le directeur aurait ensuite confirmé le maintien de la sortie, selon son témoignage.
Le second épisode concerne la publication des résultats du baccalauréat. Après avoir photographié les résultats affichés au sein de l’établissement, Azali dit les avoir partagés dans les groupes WhatsApp des enseignants et des parents. Il affirme avoir alors été accusé d’avoir outrepassé ses prérogatives, certains élèves n’ayant pas encore réglé leurs droits annuels. Ces deux affaires auraient finalement été portées à la connaissance du directeur de la Ligue islamique. Azali estime subir un « acharnement » depuis son changement de poste en 2023 et dénonce également une ingérence du coordinateur Moudathir Assoumani dans les affaires courantes de l’établissement.
La décision n’a pas laissé indifférent les parents. Hassane Abdillah raconte que plusieurs parents ont rencontré Moudathir Assoumani afin de comprendre les raisons de la suspension et de rechercher une solution. Selon lui, le coordinateur aurait évoqué « les mêmes faits » tout en faisant état d’ « une perte financière importante liée à la publication des résultats ». Les parents se seraient ensuite tournés vers Youssouf Ahmed Mdahoma, sans parvenir à obtenir une révision de la décision.
Une source autorisée parmi les enseignants confirme les démarches entreprises pour obtenir la réintégration du surveillant général. Elle affirme que la direction de l’école aurait indiqué « ne pas connaître les motifs précis de la suspension » et renvoyé les enseignants vers le coordinateur.À ce stade, aucune explication officielle détaillée de la Ligue islamique aux Comores sur les motifs de la suspension n’a été rendue publique.



