Le vendredi 7 août, Djanfar Salim Allaoui est plébiscité à Madagascar, président du Comité des douanes de l’Océan indien pour un mandat de deux ans. Le directeur général comorien des douanes devra, à cet effet, faire face aux enjeux liés à la sécurisation des échanges, à la criminalité transfrontalière et à la lutte contre les trafics.
Quelques jours après avoir été porté par acclamation à la tête du comité des douanes de l’Océan indien, Djanfar Salim Allaoui a effectué un déplacement à Ndzuani.
Il a été accueilli lundi dans la cour de la direction régionale des douanes à Mutsamudu pour une cérémonie. Selon le nouveau président, le Comité des directeurs généraux des douanes de l’Océan indien entend rapprocher les administrations douanières des États de la région autour de problématiques communes.
«Nous sommes allés à Madagascar pour travailler sur la sécurité de l’espace maritime de l’Océan indien, les échanges des biens et des personnes et la lutte contre toute forme de trafic illicite, y compris les drogues. J’ai proposé une feuille de route et des recommandations. Tous les États membres et les organisations ont voté à l’unanimité les Comores à titre exceptionnel pour deux ans», a expliqué Djanfar Salim Allaoui. Pour le Dg des douanes comoriennes, les défis sécuritaires de la région justifient une action collective.
«Nous avons besoin de cet ensemble d’îles de l’Océan indien pour sécuriser, faciliter la circulation et encadrer les flux de marchandises. La criminalité transfrontalière, la protection des tortues et des makis ou encore le trafic de l’or par exemple sont autant de défis qui nécessitent une coopération régionale renforcée et organisée», a-t-il souligné.
Djanfar Salim Allaoui attribue cette dynamique à l’action diplomatique du pays, notamment à celle du président Azali Assoumani. «Symboliquement, tout dépendra de notre bilan. Nous devons donc être compétents, responsables et sérieux. C’est le fruit du travail du président Azali Assoumani au niveau régional, notamment lors de la présidence de l’Union africaine et celle de l’Océan indien. Nous avons un parapluie diplomatique. Nous devons le remercier et le féliciter.
C’est lui l’artisan, le pionnier. J’appelle à plus d’exigence pour ne pas le décevoir. Symboliquement, tout dépendra de notre bilan. Donc, nous devons être compétents, responsables et sérieux», a-t-il déclaré, appelant les agents à mesurer la portée de cette nouvelle responsabilité. Le directeur régional des douanes a salué cette élection qu’il considère comme «une marque de confiance» envers les Comores.
«Nous avons accueilli le président de la commission des douanes de l’Océan indien, nous le félicitons et lui souhaitons plein succès dans ses nouvelles fonctions. Nous sommes reconnaissants envers le chef de l’État pour sa confiance envers notre directeur général. Son arrivée à la douane est marquée par la conjoncture économique mondiale. Toutefois, ses nouvelles fonctions dans l’Océan indien donnent une nouvelle image du pays et vont le développer», a-t-il déclaré lors de la cérémonie.



