«Avec ces coups bas, nous n’arriverons jamais à engager un projet de développement pour notre région qui regorge des potentialités économiques, naturelles, humaines pour permettre le développement. Avec l’autorisation des acteurs ici présents, je présente ma démission à la fonction de maire de cette commune», a-t-il officiellement annoncé.
Le maire de la commune de Mitsamihuli ya Mbwani, Chamsoudine Soulé, a démissionné, jeudi 2 avril, de ses fonctions de maire. Devant les conseillers, chefs des villages et les agents de la mairie, il a justifié sa décision par les désaccords persistants et surtout les crocs-en-jambe qui, selon lui, rendent impossibles la concrétisation de ses projets programmés au cours de ces douze mois. «A chaque fois que nous souhaitons lancer une action, à l’instar du projet de la mise en place de la police municipale ou de l’aménagement du grand marché, certains des nôtres sèment des embûches pour bloquer toute bonne initiative.
Pourtant, ils devraient être des partenaires au développement», a regretté le désormais ex maire. A l’entendre, il n’a pas brigué cette fonction pour «jouer les flatteurs ni pour devenir riche mais pour servir l’intérêt de la commune». Chamsoudine Soulé a rappelé le choix de sa candidature et ses objectifs qui étaient, entre autres, faire rayonner la commune, rétablir l’autorité, embellir les localités de la commune et engager un sérieux plan de développement communal.
«Avec ces coups bas, nous n’arriverons jamais à mettre en œuvre une vraie politique de développement en faveur de notre région bien que nous ayons les potentialités économiques, naturelles, humaines pour permettre le développement. Avec l’autorisation des acteurs ici présents, je présente ma démission à la fonction de maire de cette commune», a-t-il officiellement souligné avant de remercier les différents partenaires qui l’ont accompagné au cours de ces douze mois, citant notamment le président de la République, Azali Assoumani.
Le maire sortant revient sur l’enveloppe de 1,250 million de francs comoriens remis, le septième jour du mois sacré, à la mairie par le Trésor public, comme budget de fonctionnement. «J’ai pris l’initiative d’affecter ce fonds aux travaux de réhabilitation des bureaux de la mairie. Chose faite, et les factures sont disponibles. Nous avons engagé des dépenses estimées à 2,514 millions de francs avec des pièces justificatives à l’appui. Nous avons effectué des paiements à hauteur de 1,309 million de francs. Il reste un net à payer de 1,145 million de francs», a-t-il indiqué devant les caméras.


