Le maire sortant de Mutsamudu, Zarouki Bouchrane, a présenté publiquement son bilan à la tête de la commune de Mutsamudu. La cérémonie s’est tenue à Pangahari, le vendredi dernier. L’événement a réuni en tout une cinquantaine de personnes, notamment des agents de la maire, des représentants des associations et des notables.
Parmi les efforts mis en place par Zarouki Bouchrane et son équipe, l’on a cité la sécurisation des recettes, lesquelles sont passées de 400 mille par mois à la prise de ses fonctions à 8 millions en décembre 2024. La mairie de Mutsamudu, ce sont 8 millions de recettes mensuels, dont 4,5 millions de salaires pour 107 salariés.
De nouvelles sources de revenus ont été instaurées, notamment les panneaux publicitaires, les autorisations d’activités et une taxe sur les ordures. «Cette politique a permis d’équilibrer les dépenses, atteignant 85 millions de francs par an, et de régulariser les salaires de 107 employés, avec un budget de 4,5 millions dédié à la masse salariale mensuel. À ce jour, aucun employé ne connaît de retard de paiement, et la mairie n’enregistre aucune dette», s’est-il réjoui.
La modernisation des services administratifs
Le maire a également annoncé la modernisation des services administratifs, notamment la numérisation des documents, la réorganisation du service d’archivage, la création d’une base de données et la mise en place d’un guichet unique. La mairie dispose désormais d’un site de décharge de trois hectares. Deux camions et deux motos-bennes ont été acquis pour assurer la collecte. Pour le maire sortant, le budget alloué par l’État à la mairie est jugé «insuffisant».
«Seuls 500 000 francs provenant de la RAU sont perçus depuis 2 ans, et la mairie n’a jamais reçu le budget annuel de fonctionnement de 5 millions qui lui est dû. Ceci étant, dans le domaine de l’urbanisme, la mairie a construit 16 kiosques à Gungwamwe sur fonds propres et rénové la digue de la route menant vers Mroni. Une médiathèque a également vu le jour», a-t-il mentionné. Des adjoints au maire avaient toutefois boudé la cérémonie. Une seule adjointe a assisté jusqu’à la fin de l’événement.
L’ancien maire Abdillah Sidi estime que le bilan du maire sortant reste, selon lui, «incomplet». Interrogé sur cet aspect, le maire sortant concède en effet que de nombreux projets n’ont pas abouti notamment, la mise en place de 2 gares routières. «Les deux projets ont été bloqués par le fait que l’État ne s’est pas impliqué, ensuite la gendarmerie ne nous pas accompagnés là où il fallait. Il y eu également le manque de finances pour certains projets», a-t-il conclu.