La nuit du mardi 25 août, plusieurs fidèles se sont réunis à la place de l’indépendance pour célébrer la naissance du prophète Muhammad, paix et salut sur lui. La cérémonie s’est déroulée dans la solennité et la ferveur des grands jours en présence du président de la République, de nombreuses autorités, des ulémas, des diplomates, de la société civile, dans une dimension spirituelle, religieuse, culturelle et nationale.


La naissance du prophète Muhammad, paix et salut sur lui, a été célébrée ce mardi 25 août, soit le soir de la veille du 12è jour de Rabi al-awwal, à la place de l’indépendance. La cérémonie organisée à l’occasion a vu la présence du président de la République, Azali Assoumani, du mufti Aboubacar Said Abdillah Djamalilaili, du président de la Cour suprême, Cheikh Salim Said Athoumani, du ministre premier, Dr Aboubacar Said Anli, du secrétaire général du gouvernement,

 Nour El Fath Azali, de plusieurs membres du gouvernement, des gouverneurs des îles, des ulémas, des notables, des diplomates accrédités auprès de l’Union des Comores, d’une importante délégation venant de Mayotte conduite par le Cheikh Al hadj Younoussa Mkadara et de nombreux jeunes, entre autres.

Le mufti Aboubacar Said Abdillah Djamalilail, a rappelé l’importance de la naissance du prophète (Psl). Pour lui, les Comores restent l’une des communautés qui se distinguent par leur grand amour  pour le Prophète Muhammad (Psl). «On aime le prophète beaucoup plus que les autres nations de la Umma islamique. Nous l’aimons et nous serons avec lui insh’Allah», a-t-il déclaré, priant pour qu’Allah protège les Comores  contre les conflits et les calamités.

 «Qu’Allah protège nos âmes, protège le président de la République et son gouvernement. Qu’il renforce notre fraternité et qu’il protège et réunisse davantage nos îles», a-t-il prié, rappelant que le premier acte du Prophète Muhammad posé à son arrivée à Médine, est le renforcement de la paix et l’entente entre les médinois.


Pour sa part, le ministre des Affaires islamiques a évoqué le caractère spirituel, religieux et cultuel que revêt la célébration de la naissance du prophète Muhammad, paix et salut sur lui, devenue pour les Comoriens, une fête nationale. Il a mis l’accent sur l’attachement au Prophète, son enseignement, sa sunna, et ses valeurs de paix, de justice, de fraternité, de tolérance et de solidarité. 

La cohésion sociale

«La célébration du Maoulid ne doit pas être seulement un moment de rassemblement, de chants religieux, de Dhikr et de récitation du récit du prophète, elle est surtout un moment de réflexion sur notre comportement individuel et collectif», a déclaré Mohamed Nourouddine Afraitane. Le ministre a expliqué que les Comores sont profondément attachées à l’identité islamique prônée par le prophète. «Nous sommes attachés à ses valeurs spirituelles, enracinées dans l’enseignement de l’Islam sunnite, de rite chaféite, qui constitue un élément important de notre identité nationale», a-t-il précisé. 


Mohamed Nourouddine Afraitane appelle à faire de «notre identité» une source de paix et non de division, une source de fraternité et non de confrontation, une source de dialogue et non d’intolérance. Pour lui, «la responsabilité qui nous incombe est immense dans ce monde marqué par des profondes mutations, par l’influence des réseaux sociaux, par la circulation rapide des informations et parfois de la désinformation».  

Il ajoute : «Notre jeunesse a besoin de repères, elle a besoin d’érudition, mais aussi de sagesse, de fermeté dans les principes, mais également de bienveillance dans la transmission de celles-là», a-t-il insisté, indiquant l’objectif commun, à savoir «transmettre à nos enfants et à notre jeunesse un Islam de connaissance, de responsabilité, de modération, de fraternité et de paix».

Le ministère a eu également l’occasion de parler de justice, un des départements qui lui sont confiés. Mohamed Nourouddine Afraitane, corroborant des propos du prophète sur la justice, a annoncé que celle-ci n’est pas uniquement l’affaire des tribunaux et des magistrats. Elle commence, selon lui, dans la famille et se manifeste dans les relations professionnelles. «La Justice concerne nos rapports entre voisins, entre citoyens et avec les institutions.

Nous devons nous retrouver autour de ce qui nous unit, notamment notre foi, notre patrie, notre culture, notre histoire et notre volonté commune de construire un avenir meilleur pour les générations futures. Inspirons-nous de l’exemple du prophète Muhammad (Psl) pour renforcer la solidarité entre les générations et entre les différentes composantes de notre société», a-t-il expliqué, insistant sur la fraternité et la solidarité, deux valeurs enseignées par le prophète. 


Le ministre de la justice a tenu à saluer le corps diplomatique accrédité en Union de Comores et a souhaité que les relations d’amitié, de coopération et de solidarité entre les Comores et les pays respectifs soient renforcées davantage. «Votre présence parmi nous, dans cette cérémonie profondément liée à l’identité religieuse et culturelle de notre pays, constitue un témoignage d’amitié, de respect et de considération envers le peuple comorien.

Elle illustre la richesse du dialogue entre les peuples et les civilisations», a-t-il déclaré avant d’implorer Allah à protéger l’Union des Comores et préserver le peuple comorien de la division, de la violence, de la pauvreté et de toute forme de mal. Le ministre a prié pour que le Tout-puissant accorde au président de la République sagesse, santé, force et réussite dans l’accomplissement de ses missions au service de la Nation.

«Qu’il accorde à nos institutions, à nos responsables religieux et l’ensemble de nos dirigeants la sagesse nécessaire pour servir notre peuple avec justice et intégrité», a-t-il lancé. Le président de la République, Azali Assoumani, a clôturé la cérémonie religieuse par la lecture du duan, avant d'appeler  le cheikh Al hadj Younoussa Mkadara de l'île de Mayotte pour les invocations et les prières en faveur du peuple comorien et de la Umma islamique.