La session de formation de cinq jours a mobilisé des officiers de la marine marchande et de la Garde-côte comorienne (Gcc). Les participants seront initiés à la technique de collecte, de traitement et d’analyse de l’information maritime avec l’appui de l’Easf dans sa politique d’accompagnement aux Etats à garantir la sécurité et la stabilité en mer.


Le directeur de cabinet du président, chargé de la Défense en présence des agents de l’Easf (Force en attente de l’Afrique de l’Est), et ceux de la Garde-côte, a procédé hier lundi 21 septembre, au lancement d’une formation sur «le renseignement maritime, le traitement des données, la collecte des informations et le contrôle du secteur maritime». Le patron de la Défense a étalé la pertinence de la formation et ses objectifs en matière de sécurité en mer.  


«La sécurité maritime ne peut être efficacement assurée que par des capacités nationales solides, mais également par une coopération régionale fondée sur la confiance, l’échange d’informations et la complémentarité des moyens. Protéger notre espace maritime, c’est protéger nos populations, préserver nos ressources, sécuriser nos voies de communication et garantir la continuité de nos activités économiques Car, derrière chaque embarcation, derrière chaque mouvement en mer, il y a des femmes, des hommes, parfois des enfants, et donc des vies humaines », a déclaré Youssouf Ali Mohamed.

Les dangers du trafic maritime

Il a tenu ensuite à insister sur les dangers du trafic maritime dans la région, tout en affirmant le caractère urgent de la surveillance. «Notre région est confrontée à des menaces maritimes qui, par leur nature même, ignorent les frontières. Il s’agit notamment des trafics illicites, de la traite des personnes, de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, de la piraterie, de la criminalité transnationale organisée et des différentes formes de migration irrégulière par voie maritime.

Ces phénomènes sont souvent liés entre eux. Ils peuvent exploiter les mêmes routes, les mêmes vulnérabilités et parfois les mêmes réseaux. Face à ces défis, nos États doivent être en mesure de voir, comprendre, anticiper et agir. C’est précisément ici que le renseignement maritime prend toute son importance», a-t-il souligné.  
De son côté, le chef du staff de l’Easf, Stephen Kahsure, a tenu à réaffirmer son engagement en faveur de la pérennisation de cette formation.

«Je suis vraiment honoré vis-à-vis de cette cérémonie d’ouverture de cette formation. La force en attente de l’Afrique de l’Est est composé de 9 Etats qui sont le Burundi, Comores, Djibouti, Ouganda, Rwanda, Seychelles, Somalie, Soudan et Kenya ou il y a le siège, l’ensemble de ces pays collaborent pour veiller à maintenir et promouvoir la paix et la sécurité à travers une gouvernance équitable d’où le tour de l’Union des Comores de bénéficier de cette formation de renforcement de capacité de renseignement, mais aussi de transmission», a-t-il affirmé. 


La Force en attente de l’Afrique de l’Est (Easf), dans sa mission de promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique orientale, accompagne les Etats à disposer des outils nécessaires en la matière. L’institution a dépêché plusieurs délégations des 9 pays membres pour apporter leur expertise à la partie comorienne.