Le formateur, le comédien Soumette Ahmed, précise que les cours allaient se focaliser sur le «savoir théâtral», le clown et la jonglerie

 

Près d’une vingtaine de jeunes enfants, prennent part, depuis lundi 17 août dernier, à l’Ecole primaire publique de Singani ya Hambuu, à une formation de «renforcement de capacités» en art théâtral. La session durera une semaine non-stop, et va se dérouler sur trois disciplines d’art dramatique sous les auspices de l’expert comédien-metteur en scène, de la Ccac-Mavouna, Soumette Ahmed. 


Lors de la cérémonie inaugurale, le technicien comédien a tenu à préciser aux jeunes participants que les cours allaient être essentiellement pratiques et se focaliseraient sur trois disciplines que sont le savoir théâtral, le clown et la jonglerie : «Nous allons passer tout notre temps à travailler sur le terrain. Les séances seront pratiques et sont programmées pour atteindre l’objectif», a-t-il décrit. 


Selon lui, la compagnie Nombaba est une «très grande compagnie» qui possède des potentiels : «C’est une compagnie qui date depuis très longtemps, de génération en génération au sein duquel il y a beaucoup de talents, des acquis et des bases. C’est aussi une compagnie qui accepte l’adhésion des jeunes. Evidemment, il y a différents niveaux, d’où cette initiative dédiée aux jeunes», a-t-il précisé. 


Concernant la partie théâtre, les jeunes seront formés en présence scénique, soit sur les entrées et sorties en scène, ainsi que les décors. S’agissant de la jonglerie, la formation se focalisera sur le jonglage de balles, des massues et autres. Enfin, pour ce qui est du clowning, le comédien aura pour objectif d’amener les participants à la recherche d’un personnage de clown. 


Enfin, Soumette Ahmed a remercié les responsables de la Compagnie Nombaba pour l’avoir choisi comme formateur de sa nouvelle génération. «C’est un honneur pour moi comme pour la compagnie Nombaba du fait que le formateur est un Comorien comme eux. Cela me permet de découvrir que dans le pays, il y a des talents», a-t-il conclu. 
Pour sa part, le jeune apprenti de la compagnie, Houwayad Ibrahim, s’est réjoui d’avoir participé à cette formation. «Je remercie mes prédécesseurs de nous avoir légué la compagnie théâtrale.

Ceci marque un grand pas pour le développement du théâtre, non seulement dans notre localité mais également dans le pays entier», a-t-il déclaré. Le jeune acteur-comédien a ensuite exprimé sa gratitude envers l’ambassade de France à Moroni qui a voulu accompagner «techniquement et financièrement» le projet dans son volet d’appui à la culture, aux sports et aux arts, «afin d’assurer la survie de cette culture du théâtre aux Comores». 


Pour sa part, la responsable culturelle de la compagnie, Mariama Ali, a encouragé les jeunes à «se concentrer et à travailler sérieusement».
Pour elle, enfin, l’avenir du théâtre à Singani, comme dans tout le pays, dépendra de la formation de base et des mises en scène fréquentes devant le plus public.