Au terme d’une confrontation très disputée, Windati Assani, étudiante en sciences de la vie, s’est imposée face à Said Ali Youssouf, étudiant en tourisme. Les finalistes débattaient d’une question essentielle : faut-il confier davantage de responsabilités aux anciens ou à la jeunesse ?
La grande finale de la deuxième édition du Concours national d’éloquence s’est tenue le dimanche 9 août au Retaj, en présence du ministre en charge du Tourisme, du directeur général des Douanes et parrain de cette deuxième édition, Djaanfar Salim Allaoui, ainsi que plusieurs partenaires et acteurs du concours. Au terme des différentes épreuves, Windati Assani s’est imposée avec un score particulièrement élevé auprès du jury.
Les jurés lui ont attribué 271 points sur 300, contre 255 points sur pour Said Ali Youssouf. Le vote du public a également penché en faveur de Windati Assani, qui a obtenu 195 points sur 271, contre 76 points sur 271 pour son adversaire. Avec ces résultats, Windati Assani a décroché le titre de lauréate et repart avec une enveloppe de 100 000 francs comoriens. Parrain de cette deuxième édition, Djaanfar Salim Allaoui a salué la qualité de la confrontation et le niveau des deux candidats.
Il a notamment souligné la difficulté de départager les finalistes. «Le thème proposé m’a vraiment interpellé et honnêtement, c’est vraiment difficile de faire un choix entre ces deux candidats. Je remercie les organisateurs. Ils ont choisi d’investir sur ce que ce pays a comme seul source potentielle : la jeunesse», a-t-il avancé.
Transparence, rigueur et équité
Le parrain a également insisté sur la capacité des candidats à défendre leurs positions sans tomber dans la dénonciation ou la division. «Notre pays a besoin de jeunes qui dialoguent et non qui divisent. Je n’oublie pas non plus les anciens qui représentent une génération qui a vraiment marqué notre histoire», a-t-il ajouté. Prenant la parole au nom de l’organisation, Rachad Mohamed, co-organisateur du concours, a remercié l’ensemble des participants, les candidats ainsi que les différents acteurs ayant contribué à la réussite de cette édition.
Il a également rendu hommage à la jeunesse comorienne, qu’il a décrit comme une génération qui ne cesse de s’imposer, notamment dans le milieu des affaires. Il a appelé les parents à accompagner et soutenir davantage leurs enfants afin de leur permettre de développer leurs capacités. Pour lui, la maîtrise de l’éloquence constitue une étape essentielle dans le parcours d’un diplômé. La capacité à s’exprimer correctement est, selon lui, indispensable aussi bien lors d’une soutenance de fin d’études que lors d’un entretien d’embauche.
De son côté, Ibrahim Youssouf, membre du comité d’organisation, a présenté le processus ayant conduit à la sélection des candidats. Il a expliqué que le concours avait pour objectif de garantir un processus transparent, rigoureux et équitable. Quatre grandes étapes ont ainsi été mises en place afin de définir les critères de sélection et d’évaluer les différentes candidatures.



