À Nouakchott, en Mauritanie, le conseiller diplomatique du président, Djae Ahamada Chanfi, a fait la promotion de l’Accord de Fomboni. Pour lui, il s’agit d’un accord historique de paix et de stabilité politique qui mérite d’être suivi en Afrique.

 

La Mauritanie accueille, du 10 au 12 février, la Conférence africaine pour la paix. Les Comores y sont représentées par le conseiller diplomatique du président et ancien ministre de la Justice, Djae Ahamada Chanfi. Des chefs d’État et de gouvernement, ainsi que des ministres et émissaires africains, participent à ce grand rendez-vous régional consacré à la paix sur le continent. 

Dans son discours, le représentant du chef de l’État comorien a mis en avant le thème de la conférence : « L’Afrique : l’espoir pour horizon, la miséricorde divine comme chemin ». Il a soutenu que placer l’espoir comme horizon pour le continent africain revient à reconnaître son immense potentiel, illustré par la richesse de son sol et par sa population très jeune, dynamique, innovante et créative.

Il a indiqué que « l’Afrique s’est engagée sur la bonne voie : la consolidation des institutions, la mise en place de la Zlecaf, la coopération Sud-Sud, la défense du multilatéralisme, le renforcement de la bonne gouvernance, ainsi que la prise de conscience collective dans la gestion des crises et des conflits ». Pour Djae Ahamada Chanfi, ce nouvel élan s’explique par la prise en main du destin sécuritaire du continent, à travers des solutions africaines fondées sur le dialogue, la médiation et le respect de la souveraineté des États.

Un exemple à suivre

Le conseiller diplomatique du président Azali Assoumani a également fait la promotion de l’accord de Fomboni, qui sera célébré la semaine prochaine à Mwali. « Le 17 février 2026 à Fomboni, les Comoriens commémorent l’accord signé en 2001 par les Comoriens eux-mêmes, avec le témoignage de la communauté internationale », a-t-il dit.

Djae Ahamada Chanfi a aussi rappelé que, vingt-cinq ans après sa signature, l’accord de Fomboni « demeure une référence diplomatique et politique. Celle d’un peuple qui a choisi le dialogue plutôt que la rupture, la négociation plutôt que la confrontation et l’unité plutôt que la division. Il illustre la capacité d’un pays à transformer la crise en opportunité de refondation institutionnelle et morale ».

L’ancien ministre de la Justice a rappelé que cet accord a été rendu possible grâce à la mobilisation des forces politiques, de la société civile, de la jeunesse et des autorités religieuses, ainsi qu’à l’engagement du président Azali Assoumani, qui fut président des Comores de 1999 à 2006. « Cet accord s’inscrit dans une tradition africaine de règlement pacifique des différends, fondée sur l’écoute, la sagesse collective et la recherche du consensus », a-t-il conclu.