La construction de la digue de Djwaezi annoncée en 2021 a démarré en avril 2025 avec des travaux d’enrochement. Initiée par le gouvernement comorien, ce projet bénéficie de l’appui financier de la Banque mondiale pour réhabiliter les infrastructures touchées par le cyclone Kenneth qui a ravagé le pays en 2019. Cependant, sur le terrain, les travaux accumulaient des retards faute de géotextile. Après la visite effectuée sur ce chantier par le ministre de l’Aménagement du territoire, Cheikidine Saïd Madi, le samedi 28 mars, l’on a appris que l’absence de ce produit était à l’origine du ralentissement de ce chantier. En tout cas, le géotextile, tant attendu est arrivé sur l’île il y a quelques jours.

« Effectivement, il y avait plusieurs contraintes qui bloquaient l’avancement de ce chantier. Mais comme le géotextile est arrivé sur place, il fallait que je vienne pour le constater et voir comment il sera installé afin de garantir que les travaux qui seront réalisés ici respecteront les normes. Ma visite consistait également à conscientiser la société Arab Contractor, entreprise qui a obtenu ce marché, par rapport à ses missions », a expliqué le ministre, rappelant que « ce projet devrait s’achever au mois de mai prochain ».Moins coûteux et résistant à l’eau de mer pour une période qui pourrait s’étendre jusqu’à 30 ans, le géotextile est un matériel synthétique utilisé pour lutter contre l’érosion côtière, renforcer les dunes et construire des digues. Il agit comme filtre et séparateur, retenant le sable tout en laissant passer l’eau. Sous forme de tubes ou de conteneurs remplis de sable, il est une alternative économique et durable aux enrochements classiques. Son avantage est, selon les techniciens de l’entreprise Arab contracto, de stabiliser les plages, les digues et les structures côtières contre l’action des vagues. Il est installé sur la plage sous forme de tapis avant de poser les enrochements. 

Située dans la commune de Mwalimdjini, Djwaezi est régulièrement envahie par les eaux, notamment pendant les périodes de marée haute. Les vagues viennent toucher les habitations situées au bord de mer, et causent des fissures et des destructions. La mise en place de ce projet est un soulagement pour les habitants de la zone côtière de cette localité menacés par l’océan. Désormais, la société égyptienne n’a qu’un mois de travaux avant de livrer ce chantier aux autorités.