L’Anrtic renforce le contrôle des équipements radioélectriques importés. Objectif : garantie, sécurité, conformité et protection des usagers face aux appareils non homologués, désormais passibles de confiscation aux frontières du pays.
Hier mardi 23 février, Taoufik Mbaé, directeur technique de l’Autorité nationale de régulation des technologies de l’information et de la communication (Anrtic), a tenu un point de presse pour sensibiliser l’opinion, les commerçants et les opérateurs téléphoniques sur l’homologation des équipements radioélectriques importés.
Entouré d’une partie de ses collaborateurs, le conférencier a d’emblée expliqué qu’il s’agit ici de protection de la population, des usagers de ces produits, des infrastructures et de l’environnement et ce conformément aux recommandations de l’Union internationale des télécommunications (Uit), de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) et des normes internationales.
Sécurité et qualité. Taoufik Mbaé a également fait savoir que ce point de presse fait suite à une mission de trois mois de ses agents sur les différents points d’entrée du pays. Une mission dite «pédagogique» réalisée en partenariat avec la douane, et qui aurait permis d’enregistrer plus de 8 000 appareils, en majorité des téléphones. Selon le conférencier, ces travaux de sensibilisation sur la conformité ont commencé depuis plusieurs années.
«Quand une société importe un équipement, le pays doit s’assurer que ce dernier répond aux normes imposées dans le réseau national», a expliqué le conférencier avant d’ajouter : «Quand une société nous apporte un échantillon de son équipement, nous regardons les caractéristiques de l’équipement, que ce soit pour la fréquence utilisée ou le niveau des radiations électromagnétiques.
Il y a aussi d’autres caractéristiques comme la compatibilité électromagnétique... Mais nous analysons cet équipement sur la base des normes connues et nous donnons un certificat qui permet à l’équipementier de vendre cet équipement dans le pays sans danger pour les personnes concernées».
8 000 appareils répertoriés
Pour ce qui est des commerçants qui veulent importer ce genre de produits en grande quantité pour la revente à la population, «ils doivent au préalable présenter un échantillon à l’Anrtic pour qu’il soit homologué, obtenir un certificat et à partir de là, importer la quantité qu’ils veulent. Et si ces commerçants ont importé des équipements, par exemple des smartphones, sans les avoir homologués, alors automatiquement nous nous chargeons de les faire homologuer dès leur arrivée sur le territoire. Cela ne s’arrête pas là, puisque nous devons aussi, sur la base de l’échantillon, avoir un regard sur la conformité».
Si les agents déployés sur le terrain ces trois derniers mois avaient pour mission de sensibiliser, désormais «nous devons appliquer la loi pour ceux qui veulent acheter plusieurs produits. On peut confisquer selon les pratiques appliquées. Il y a des règlements qu’il faut respecter. Ce travail vise à protéger la population qui, à juste titre, peut vouloir acheter des produits moins chers lesquels sont souvent défectueux et qui ne sont pas sans conséquences. La surveillance sera dans toutes les points d’entrée du pays».





