À l’issue de la rencontre avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, il a été convenu de préparer «un programme ambitieux d’une durée de cinq ans» qui soutiendra l’entrepreneuriat des jeunes notamment les femmes.

 

Dans le cadre du renforcement de la coopération financière entre la Banque africaine de développement (Bad) et l’Union des Comores, une mission d’experts de cette institution financière séjourne aux Comores afin de préparer « un ambitieux programme qui s’étendra sur une durée de cinq ans », devant soutenir l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. Ce projet, encore en phase d’élaboration, mettra un accent particulier sur le secteur agricole, considéré comme « un levier stratégique pour la création d’emplois, le renforcement de la sécurité alimentaire et l’adaptation aux effets du changement climatique».


Dans ce cadre, une réunion de travail s’est tenue ce mardi au ministère de la Jeunesse et des Sports avec la délégation conduite par Chantal. Les discussions ont permis d’identifier plusieurs axes prioritaires, notamment « les besoins en entrepreneuriat agricole, les mécanismes d’accompagnement des jeunes et des femmes, ainsi que l’intégration des enjeux climatiques dans les futurs projets», selon une communication du ministère de l’emploi de l’artisanat de la jeunesse et des Sports.

«L’émergence d’une nouvelle  génération d’entrepreneurs»

À cette occasion, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Saïd Mohamed Ali Said, a exprimé son inquiétude face à la situation d’une large frange de la jeunesse comorienne âgée de 18 à 35 ans, souvent en marge du système éducatif et du marché du travail. Il a plaidé pour « un renforcement de la formation professionnelle, une meilleure insertion économique et une valorisation accrue des produits locaux à travers leur transformation». Parmi les propositions concrètes évoquées, figurent « la création d’un incubateur dédié aux jeunes entrepreneurs dans le domaine agricole, la mise en place d’un système de suivi des bénéficiaires ainsi que l’intégration d’un volet de durabilité dans les projets».


Les échanges ont également permis de mettre en lumière plusieurs défis majeurs, notamment «l’accès limité au financement, le manque d’accompagnement technique et les contraintes spécifiques rencontrées par les femmes en milieu rural».De son côté, la délégation de la Bad a réaffirmé sa volonté d’accompagner les Comores dans la mise en œuvre de solutions adaptées et durables visant à « bâtir un programme inclusif, innovant et résilient, capable de générer des opportunités concrètes pour la jeunesse et les femmes comoriennes». Ainsi, le ministre a réitéré son engagement à soutenir «l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs, moteur essentiel du développement économique et social du pays».