Le Service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France aux Comores s’est rendu le jeudi 24 septembre, pour visiter le centre d’animation et de développement culturel (Cadc), sis à Domoni ya Mbadjini, lequel a bénéficié auparavent de l’appui financier de la représentation diplomatique française. Conduite par André Blanchard, conseiller politique de l’ambassade de France, la délégation française a été reçue par des responsables locaux composés de cadres de la ville, des notables, des femmes ainsi que des élèves.
A l’occasion, les responsables de la ville ont présenté leurs ambitions pour l’avenir de ce lieu qui est, pour eux, un espace important de formation et d’ouverture pour la jeunesse. Au nom de la ville, Naufadi Saandi, cadre et fondateur de Comores en ligne, a rappelé l’historique de ce bâtiment construit, il y a plusieurs décennies, avec l’appui de la France pour servir de centre culturel. Selon lui, sa vocation première était de permettre aux jeunes de Domoni d’accéder aux livres, aux connaissances et aux nouvelles technologies à travers notamment l’internet.«Ce centre a préparé environ 400 jeunes de Domoni qui ont obtenu leurs baccalauréats», a-t-il souligné. Parmi ces anciens bénéficiaires, il a cité des médecins et des entrepreneurs qui exercent actuellement aussi bien aux Comores qu’en France. Pour Naufadi Saandi, le Cadc constitue ainsi un véritable investissement pour la jeunesse. C’est un témoignage concret de l’impact que peut avoir un espace culturel de proximité.
Livrant un témoignage personnel sur l’importance de ce lieu par rapport à son propre parcours, ce natif de Domoni ya Mbadjini a fait savoir que, c’est dans ce centre qu’il, qu’il a découvert les œuvres de Balzac et qu’il a eu ses premiers contacts avec internet. Concernant l’état actuel du bâtiment et les nouveaux besoins des jeunes, Naufadi Saandi a sollicité l’appui de la coopération française afin de rénover le centre, de le doter d’équipements numériques adaptés et de mettre en place un partenariat permettant de redonner au Cadc une nouvelle dynamique. Il a également exprimé sa reconnaissance à la coopération française ainsi qu’à toutes les personnes qui, au fil des années, ont contribué à entretenir et à faire vivre «ce lieu symbolique et historique».
Pour sa part, le conseiller politique à l’ambassade de France a salué les efforts entrepris par la ville pour préserver ce centre culturel. «Ce bâtiment a tenu parce qu’il y a des hommes et des femmes qui ont contribué par leurs propres moyens», a-t-il déclaré avant d’insister sur la dimension jeunesse du projet. Selon André Blanchard, la présence de la délégation française à Domoni a pour objectif d’écouter les responsables et les acteurs locaux afin de mieux comprendre leurs ambitions et de les transmettre aux services de la coopération française ainsi qu’aux différents partenaires susceptibles d’accompagner la ville. La cérémonie s’est poursuivie avec la remise à André Blanchard de deux ouvrages écrits par deux jeunes ayant bénéficié des activités du centre. Un geste qui illustre, à lui seul, la vocation du Cadc, à savoir favoriser l’accès au savoir et permettre aux jeunes de transformer les connaissances acquises en réalisations concrètes.
La délégation a ensuite effectué une visite guidée du bâtiment, avant de se rendre à l’école primaire de Domoni. Cette visite aura ainsi permis de mettre en lumière à la fois l’héritage laissé par la coopération française et les nouvelles ambitions portées par la ville pour renforcer les infrastructures dédiées à l’éducation, à la culture et à la jeunesse.



