La quatrième session de la Cour d’assises de Mutsamudu s’est ouverte le 26 octobre au palais de justice. Vingt-neuf affaires sont inscrites au rôle, dont 25 pour agressions sexuelles, avec des audiences prévues jusqu’au 5 novembre.
La quatrième session de la Cour d’assises de Mutsamudu, ouverte le 26 octobre 2026, doit examiner 29 affaires criminelles jusqu’au 5 novembre. Sur l’ensemble des dossiers inscrits au rôle, 25 portent sur des agressions sexuelles, trois sur des coups et blessures et un sur un incendie volontaire. Dans un communiqué, la procureure générale près la Cour d’appel de Mutsamudu précise que les audiences sont publiques, sauf lorsque la Cour décide du huis clos.
Lors de la première journée d’audience, deux accusés ont été condamnés à des peines de cinq et quinze ans, respectivement pour des coups et blessures volontaires et une agression sexuelle sur une mineure de huit ans.Nazli Mohamed Mahamoud, âgée de 26 ans, était poursuivie pour des coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail de plus de vingt jours. À l’audience, sa défense a évoqué des violences conjugales répétées qu’elle aurait subies de la part de son mari.
À l’issue des débats, la Cour l’a condamnée à cinq ans de réclusion criminelle et à une amende de 100 000 francs comoriens. Elle devra également verser cinq millions de francs comoriens de dommages et intérêts à la partie civile. Insatisfait du verdict, son avocat, maître Soidri Bako, a annoncé son intention de faire appel. La seconde affaire concernait Houmadi Toumani Abdallah, 66 ans, résidant à Ongojou.
Poursuivi pour agression sexuelle sur une fillette de huit ans, il a été reconnu coupable et condamné à quinze ans d’emprisonnement ainsi qu’à une amende d’un million de francs comoriens. La Cour l’a également condamné à verser quatre millions de francs comoriens de dommages et intérêts. En complément de ces sanctions, l’accusé se voit interdire, pendant deux ans à compter de sa libération, de séjourner dans la localité où réside la victime. La Cour a également prononcé une interdiction de tout contact avec des mineurs.




