Le collectif des familles des victimes du crash d’Ab Aviation a organisé la semaine dernière, le vendredi 27 février, une prière (un hitma) à la mosquée de Moroni-Mangani, pour commémorer et honorer la mémoire des personnes disparues lors de ce drame.
Quatre ans plus tard, les familles continuent de porter ce deuil. À Mangani, les versets du saint Coran ont été récités pour le repos des âmes disparues avec une émotion, en présence de plusieurs proches et fidèles venus prier ensemble. A l’occasion, et au nom du collectif, Abdouloihab Aboubacar, alias Kadafi, un des représentants des familles, a rappelé que le temps ne guérit pas tout. «Nous vivons avec cette absence chaque jour.

Cette hitma est un moment pour nous rassembler, pour prier et rappeler que nous ne les avons pas oubliés», a-t-il déclaré soulignant également leur volonté de voir toute la lumière faite sur les circonstances du drame. «Nous voulons la vérité et la mémoire pour nos proches», a-t-il insisté.Au-delà de la prière, cette cérémonie se veut «un acte de fidélité» à ceux qui ont perdu la vie ce jour-là, à leurs noms, à leurs visages, à leurs histoires. Pour rappel, c’était le 26 février 2022, qu’un avion de la compagnie comorienne Ab Aviation, assurant le vol Y61103 reliant Moroni-Mwali, a été porté disparu à la mi-journée à proximité de Mwali. 

14 personnes à bord

L’appareil qui avait décollé de l’aéroport de Moroni à 11h50, aurait dû faire demi-tour en raison de conditions météorologiques défavorables avant de disparaître des radars à environ 2,5 kilomètres de l’aéroport de Bandar Salam. En tout, 14 personnes dont 12 passagers de nationalité comorienne et deux membres d’équipage de nationalité tanzanienne se trouvaient à bord. Les recherches engagées peu après la disparition avaient permis de retrouver des débris de l’appareil dans la zone côtière de Djwaezi, confirmant ainsi le crash aérien.Quatre ans après, le silence de la mer au large de Djwaezi résonne encore dans les mémoires. Et dans les cœurs, l’absence demeure.