A ce jour, au moins 31 décès sont à déplorer dont 29 dans le district de Toamasina II, l’une des zones les plus durement touchées. Un bilan plus préoccupant du côté comorien est déploré avec « un étudiant ayant eu le bras et la jambe cassés et un jeune enfant décédé ».

 

Le passage du cyclone Gezani à Madagascar dans la nuit du mardi 10 février au mercredi 11 laisse derrière lui, un lourd bilan. La catastrophe a affecté plus de 250 000 personnes réparties dans 16 districts des régions d’Atsinanana, d’Analamanga, d’Analanjirofo et d’Alaotra Mangoro, selon la presse malgache. Parmi elles, environ 7 000 sinistrés ont été contraints de quitter leurs domiciles, d’après les informations communiquées par Orange Actu Madagascar.

Les dégâts matériels sont considérables. Au total, 17 628 habitations ont été entièrement détruites, 36 807 autres endommagées et 10 911 inondées. Le secteur de l’éducation n’a pas été épargné avec  485 salles de classe totalement éventrées et 11 établissements complètement détruits. Ce qui compromet la reprise des cours dans plusieurs localités.


A Tamatave (Toamasina), province particulièrement touchée par le cyclone, l’inquiétude est vive parmi les ressortissants comoriens. Contacté dans la matinée, l’ambassadeur des Comores à Madagascar, Caabi El-Yachroutu Mohamed, a indiqué suivre de près la situation. Il affirme multiplier les démarches pour recueillir des informations auprès des responsables de la Coordination des étudiants comoriens à Madagascar (Cecom), afin de connaître l’état de ses compatriotes. «Pour le moment, rien de grave grâce à Dieu, mais nous communiquerons des détails si toutefois les choses évoluent», a-t-il rassuré. 

Communications difficiles

Cependant, dans la journée du jeudi 12 février, le président de la Cecom a fait état d’un bilan plus préoccupant du côté comorien. «Tamatave a été fortement impactée par le cyclone. Il n’y a pas de courant, donc il est très difficile de joindre nos compatriotes là-bas. Mais selon les informations en notre possession, un étudiant a eu le bras et la jambe cassés et un jeune enfant est décédé», a-t-il déploré. Le président de la Cecom n’a pas pu fournir davantage de précisions sur l’âge exact de la victime mais a toutefois ajouté que «ce n’était pas un étudiant, mais plutôt un enfant qui était à Madagascar en compagnie d’un parent».

 La situation reste particulièrement compliquée à Tamatave en raison des coupures d’électricité et des perturbations des réseaux de communication. Maoulida, ressortissant comorien vivant à Antananarivo, explique que la capitale figure parmi les villes relativement épargnées. «Aux environs de 9 heures, nous avons contacté la présidente des étudiants de Tamatave. Elle nous a expliqué que la batterie de son téléphone affichait 5 % et qu’elle était à la recherche d’un endroit où il y aurait un groupe électrogène.

 Nous attendons qu’elle soit de nouveau disponible pour avoir des éléments supplémentaires», rapporte-t-il. Alors que les opérations d’évaluation et d’assistance se poursuivent, la communauté comorienne à Madagascar reste suspendue aux informations en provenance de Tamatave, dans l’attente d’un bilan plus précis et d’un rétablissement progressif des communications.