L’heure n’est pas aux tiraillements mais à l’apaisement. C’est ce que laisse entendre les autorités nationales qui multiplient les rencontres pour clarifier la situation relative à la célébration des accords de Fomboni. C’est le cas du directeur de cabinet du chef de l’Etat, du ministre premier et de la gouverneure de Mwali qui ont rassuré qu’il n’y aura pas d’assises ni de dialogue concernant les accords de Fomboni mais seulement une cérémonie commémorative de cette date historique.

 

Le directeur de cabinet du président de la République, chargé de la Défense, Youssoufa Mohamed Ali, et le ministre premier, Aboubacar Saïd Anli, ont pris part à une réunion de sensibilisation tenue ce vendredi 30 janvier, à Bonovo, siège du gouvernorat de Mwali.  A cette rencontre où presque tous les dirigeants insulaires étaient conviés, l’objectif était de sensibiliser les classes sociales sur l’importance de la célébration du vingt-cinquième anniversaire des accords-cadres de Fomboni qui se tiendra le mardi 17 février prochain. Cette date déclarée par le président de la République comme une fête nationale va rassembler, selon son directeur de cabinet chargé de la Défense, la communauté internationale, des acteurs de la société civile ainsi que l’ensemble de la population locale. «Nous ne viendrons pas à Mwali pour organiser un dialogue ni faire des assises nationales, ni même changer la constitution comorienne ou encore la tournante des îles. Seulement, on va faire une commémoration nationale pour rendre hommage aux personnes qui se sont battues pour l’organisation de cet événement en 2001», a expliqué Youssoufa Mohamed Ali.


Signée le 17 février 2001 à la place de l’indépendance de la capitale insulaire de Mwali, cette journée devient pour la première fois un événement national et sera, selon les autorités nationales, célébrée chaque année à la même date. «C’est une fierté pour les Mohéliens, car chaque année les Comoriens se regrouperont à Mwali pour cet évènement» a déclaré la gouverneure de l’île, Chamina Ben Mohamed. Pour sa part, le ministre premier a insisté sur l’importance de ces accords. Il rappellera également les bénéfices enregistrés avec ces derniers pour la nation comorienne. «Sans la signature de cette charte, je pense qu’aujourd’hui l’Union des Comores n’auraient pas existé, vue la tension sociale et politique qui régnait à cette période-là. Cette commémoration va rappeler une fois de plus la portée historique de ce pacte. Il est ainsi nécessaire de préserver cette mémoire et de la transmettre aux jeunes générations», a insisté Aboubacar Said Anli.Plusieurs activités sont alors prévues pour cette commémoration. Il y aura selon les organisateurs des événements culturels, des jeux pour la jeunesse mais surtout l’inauguration d’une stèle commémorative où le lieu n’a pas été communiqué lors de cette réunion.