«Il n’y aura pas d’assises ni de bilan des vingt cinq ans des accords de Fomboni» Telle est la déclaration des notables de Mwali qui veulent éteindre les feux allumés ici et là pour boycotter la célébration des accords de Fomboni prévue le 17 février prochain. Pour ces derniers, c’est juste une célébration pour rendre hommage à l’île de Mwali et aux personnes qui ont contribuer à retrouver la paix et la stabilité du pays.

 

Les notables de l’île de Mwali se sont réunis dans l’après-midi du jeudi 29 janvier à l’hôtel Faradel, à Fomboni, pour sensibiliser la population par rapport à la célébration des accords de Fomboni prévue le 17 février prochain. Pour rappel, ces accords signés en 2001 à la place de l’indépendance de Fomboni ont mis fin à une crise séparatiste qui a secoué le pays pendant plusieurs années.  Animée par le grand cadi de l’ile, Nabouhane Nidhoimi, l’ancien ambassadeur des Comores en Arabie saoudite, Alhabib Abbasse Abdallah ainsi que le notable Chamsi Bounou, ces derniers ont appelé la notabilité mohélienne à répondre à l’appel à la stabilité et à la paix mais surtout à relayer le message, selon lequel il n’y aura pas d’assises ni de dialogue, dans les lieux publics.

Selon eux, ce sera uniquement un rendez-vous pour célébrer ces moments de réconciliation, de paix et cohésion sociale retrouvés. A l’occasion, le grand cadi de l’ile a, après avoir fait un bref historique de ces accords, porté des éclaircissements concernant la célébration nationale du 17 février prochain. «Le président de la République ne va pas faire un bilan de réconciliation pour voir ce qui a marché et ce qui n’a pas marché comme le disent certaines personnes, mais juste une commémoration nationale pour rendre hommage à l’ile mais aussi aux personnes qui ont participé à la réussite de ces accords», a-t-il déclaré précisant que «la paix est une affaire de tout le monde» ; A son tour, le grand notable de la région de Djando, Chamsi Bounou notable de la région, a largement critiqué l’opposition en l’accusant de fauteurs de troubles à travers des revendications, selon lui, infondées, déjà clarifiées selon la constitution comorienne. «Il n’y a aucune tentative ou projet de modification de la constitution. Il est clair qu’après la fin de ce mandat du président, la prochaine tournante reviendra à l’île de Ndzuani», a-t-il rassuré.  De son côté, l’ancien diplomate Alhabib Abbasse Abdallah a rappelé que cette date est historique, elle mérite selon lui d’être célébrée. D’ailleurs, il a rappelé qu’elle est déclarée fériée, chômée et payée. «C’est une fierté insulaire avant d’être nationale qui doit être célébrée par tous les Comoriens, symbole d’une stabilité retrouvée», a-t-il mantionné. A Mwali, dans les places publiques, la célébration de ces accords est devenue un sujet d’actualité où tous les classes sociales en parlent..