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Deux salaires en 15 jours I Les services financiers de l’Etat saluent «la prouesse» des autorités

Deux salaires en 15 jours I Les services financiers de l’Etat saluent «la prouesse» des autorités

Société | -   A.S. Kemba

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La promesse du gouvernement de verser « deux salaires » pendant le mois de ramadan est tenue. Pour les responsables en charge de la collecte des recettes, le mérite revient à toutes les autorités et aux différents services financiers « plus particulièrement à la Direction générale des impôts qui a mobilisé presque la moitié des ressources demandées », selon un agent du Trésor public.


Les services financiers de l’Etat ont salué hier «la prouesse» des autorités qui viennent, comme promis, de verser « deux salaires » pendant ce mois sacré de ramadan. Le chef de l’Etat, Azali Assoumani, avait ordonné, selon son cabinet, « le paiement de tous les fonctionnaires et agents de l’Etat » avant la fête de l’Aïd El Fitr. Il s’agit d’une décision consécutive aux mesures d’allègement de la vie quotidienne des Comoriens pendant ce mois sacré de ramadan, comme l’a répété le ministre des Finances, Ibrahim Mohamed Abdourazak qui a pris « des dispositions exceptionnelles pour honorer cette promesse», selon un de ses conseillers.


Le premier salaire (mois de février) a été alors versé à partir du 6 mars dernier. Le second salaire (mois de mars) a été versé à partir du 21 mars dernier, soit 15 jours d’intervalle. Un fait jugé rarissime et qui a été hautement salué au niveau du Trésor public où on salue aussi « le bon travail de coordination » entre le ministère des Finances et le Trésorier payeur général (Tpg) pour concrétiser «le vœu » des plus hautes autorités politiques.

Une mention particulière accordée à la Dgi

Le paiement de ces deux mois de salaire avait ainsi mobilisé les agents de tous les services financiers : Dgi, Douane, régies d’Etat, sociétés et entreprises publiques «grâce à leurs efforts conjugués» ayant permis d’atteindre l’objectif affiché. «Il y a eu une course contre la montre pour être au rendez-vous. Tout le monde, sans exception, était mobilisé», raconte un agent du service des recettes pour qui le mérite revient à toutes les autorités et aux différents services financiers «plus particulièrement à la Direction générale des impôts qui a mobilisé presque la moitié des ressources demandées, soit près de 1,4 milliard pour une masse salariale d’environ 3,5 milliards».


Le technicien du Trésor justifie la mention particulière accordée à la Dgi par les mesures dérogatoires prises par le gouvernement pour différer le paiement d’impôts et d’autres taxes à la même période de grande collecte des ressources de l’institution. Les principales taxes de la Dgi (vignette, taxe diesel, patente…) sont collectées pendant cette période, ce qui ne fut pas le cas. « La Dgi, malgré les mesures d’accompagnement a pu, en un temps record, mobiliser presque la moitié des fonds qui ont permis de payer ces deux mois de salaire, il faut saluer ces efforts déployés et rendre hommage plus particulièrement aux services des impôts», ajoute notre interlocuteur.

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