A l’Hôtel Holiday Inn de Maurice, les Etats insulaires de l’Océan indien occidental et Afrique se sont rencontrés pour renforcer leur alliance afin de surmonter les vulnérabilités économiques, culturelles, environnementales. C’était l’occasion de souligner que l’avenir des Etats insulaires repose sur la solidarité, l’innovation et la collaboration pour un développement durable, inclusif et résilient.
Le dialogue des nations insulaires de l’Océan indien occidentale et Afrique a été tenu du dimanche 8 au mardi 10 février, à l’hôtel Holiday Inn, à Maurice. Organisé par The Sasakawa Peace Fondation en collaboration avec Ong Environnemental protection & conservation organisation (Epco) et Sov Lanatir, ce dialogue a réuni des représentants des Comores, Maurice, Rodrigues, Madagascar, Seychelles, Maldives, Palau, Cap-Vert, Fiji et le Japon. Les échanges étaient structurées autour de six sessions clés, à savoir la conservation communautaire des récifs et mangroves, l’intégration des savoirs traditionnels dans les politiques climatiques, le leadership des jeunes et des collectivités locales, l’économie circulaire et la gestion durable des déchets, mais également le renforcement des capacités techniques et des emplois verts, la gouvernance des océans, ainsi que la protection des zones économiques exclusives.
Une vision claire
Des participants ont noté «des échanges riches en expériences vécues et en idées novatrices». Ces derniers ont partagé, selon le président de l’association Banda Bitsi, «des solutions concrètes» issues des communautés insulaires. Il s’agit, à l’en croire, «de la restauration participative des mangroves, la gestion durable des pêcheries, l’éducation environnementale, l’innovation locale dans l’économie circulaire, l’écotourisme durable et la création d’emploi verts». Ces initiatives démontrent, toujours selon notre source, que «les Etats insulaires, malgré leurs vulnérabilités, disposent d’un potentiel important pour construire un modèle de développement résilient ».
Les participants ont également souligné l’importance de renforcer le partenariat entre les Ong, les gouvernements, le secteur privé et les communautés locales pour accélérer la mise en œuvre de solutions durables. «Ce dialogue a confirmé une conviction partagée : la solidarité entre Etats insulaires constitue la clé pour surmonter nos vulnérabilités économiques, culturelles et environnementales», a-t-il encore mentionné.
Il a également permis de poser les bases de la création du Réseau de dialogue de l’Océan Indien occidental et des nations insulaires africaines, une nouvelle plateforme de coopération entre les nations insulaires. «J’ai eu l’honneur de représenter les Comores en tant que président de l’association Banda bitsi et coordinateur national de Macamausey Cso Network », a déclaré Saïd Ahamada Said, insistant que ce dialogue ouvrira les perspectives importantes pour les Comores en matière de protection des écosystèmes, d’économie circulaire, d’emplois verts et de coopération régionale. «Plus que jamais, l’avenir des Etats insulaires repose sur la solidarité, l’innovation et la collaboration pour un développement durable, inclusif et résilient», a-t-il conclu.




