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Diaspora dans le Golf : Les “Comoriens” sèment la zizanie aux Emirats arabes-unis

Diaspora dans le Golf : Les “Comoriens” sèment la zizanie aux Emirats arabes-unis

Société | -   Mohamed Youssouf

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De nombreux Comoriens ont élu domicile aux Emirats arabes-unis et le moins que l’on puisse dire, ils avaient réussi à se créer une belle image d’intégration du moins jusqu’à la mise en place du programme de la citoyenneté économique. Désormais, les “Comoriens” font souvent les Unes des médias depuis 2008 et ce n’est pas pour la bonne cause. Ils sont régulièrement mêlés à des agressions, des vols, des viols, des agressions sexuelles et pire encore à des meurtres depuis l’avènement de la citoyenneté économique.Bien qu’ils soient des détenteurs du passeport comorien via la citoyenneté, les médias et la justice émiratis parlent de Comoriens à part entière.

 

Depuis des dizaines d’années, les Comoriens vouent une attirance particulière à un pays du Golf en particulier pour diverses raisons qui peuvent être médicales, professionnelles, commerciales, touristiques entre autres. Il s’agit des Emirats arabes-unis. Cette attirance engendre des conséquences inattendues dans la mesure où, depuis 2008, les Comoriens sont cités dans des affaires de délinquance aggravée depuis l’avènement du programme de la citoyenneté économique.

Avant cette année-là, l’actualité qui touchait nos compatriotes établis dans ce pays ne tournait qu’autour des faits d’ordre général, classique dans tous les journaux. A titre d’exemple, on peut citer notamment l’interdiction faite en mai 2001 aux bateaux battant pavillon comorien ou encore l’information parue en avril 2008 révélant que le Qatar payait les salaires des fonctionnaires comoriens sans oublier le jeune réalisateur comorien, Allaoui Charif qui a raflé un prix de choix dans un festival de film en 2016.

Depuis 2008, les expressions “d’origine comorienne, de nationalité comorienne, comorien, etc.” ont commencé à surabonder dans les médias principalement dans la rubrique faits divers. Pour la première fois, en juillet 2008, 25 fonctionnaires apatrides avaient demandé la naturalisation ou la résidence permanente auprès du ministre de l’intérieur émirati parce que détenant désormais des passeports comoriens.

Il s’agit de la première affaire faisant suite au programme de la vente de la citoyenneté économique comorienne. Cette demande a été effectuée à la suite du succès d’un certain Abdul Rahman, lui aussi employé au ministère de l’Intérieur émirati, qui a obtenu un passeport comorien. Les “Comoriens” des émirats arabes unis sont mêlés de plus en plus à des affaires liées au terrorisme depuis l’avènement, si l’on ose dire, du programme de la citoyenneté économique.

En effet, en mai 2016, un “Comorien” âgé de 37 ans a été écroué en prison pour des faits liés au terrorisme. Selon le site www.gulfnews.com visité par Al-watwan, il a été arrêté en compagnie de deux émiratis en possession d’armes et du matériel de propagande pro Daesh. Il s’apprêtait à rejoindre la Syrie via la Turquie pour rejoindre le front Al Nusrah.
 
Agressions et vols

Toujours pour des faits de terrorisme, un “Comorien” répondant au nom de Salim H.A.Sh a été emprisonné pour trois ans pour apologie au terrorisme. Selon toujours le média émirati, il s’adonnait à une activité qui consistait à taguer les murs au profit de Daesh et à invectiver les autorités par des propos “diffamatoires et scandaleux”.

Dans le même élan terroriste, en 2017, la Cour d’appel d’Abu Dhabi a condamné un “Comorien” répondant aux initiales A.H.A.B pour des liens avec le terrorisme avec un compte WhatsApp.Outre le terrorisme, les “Comoriens”trempent également dans le vol et dans les agressions.

La justice émiratie a épinglé de nombreux “Comoriens” pour ces faits à commencer par l’arrestation d’Abdul Latif Abdul Aziz Abdullah, un spécialiste du vol de voitures et de motos de luxe. Il a été, en décembre 2010, associé à des Pakistanais reconnus coupables de vol de câbles électriques.

En 2016, deux “Comoriens”, la vingtaine, ont été arrêtés par la police de Sharjah pour vol à l’arrachée. Ils arrachaient en effet les sacs des femmes. Par ailleurs, Gulf news rapportait en mai 2016, qu’un “Comorien” vivant à Dubaï se faisait passer pour une femme et appâter les hommes via un site web. Il (elle ?) promettait à ses victimes rencontres et mariages pour que ces derniers paient.

Sa mère serait impliquée dans l’affaire puisqu’elle récupérait elle-même l’argent que les victimes envoyaient par un moyen de transfert d’argent. Pas plus tard que mercredi 28 mars 2018 dernier, un “Comorien” associé à deux émiratis, a été appréhendé par la police pour vol de médicaments dans une pharmacie à Dubaï.

En 2017, un étudiant “comorien” a été arrêté pour agression à l’aide d’un marteau. Pour faire main basse d’un vélo à la station du métro, l’étudiant n’a eue comme idée que de s’en prendre au gardien en lui assénant un coup de marteau. Le vol et l’agression sont devenus les moyens les plus privilégiés par les “Comoriens” établis aux Emirats arabes-unis.

Coupable d’agression sur des touristes Saoudiens à Dubaï à l’aide de couteaux, un “Comorien” de 33 ans a été arrêté par les autorités. Pour couronner le tout, un autre “compatriote”, chômeur de 31 ans, s’est distingué en agressant un policier qui tentait de le dissuader de s’en prendre à la voiture de sa propre femme. Drogué, le “Comorien” a mordu le policier qui œuvrait pour l’arrêter.

Après les vols, les agressions et le terrorisme, les “Comoriens” des Emirats arabes-unis ont fait irruption dans les agressions sexuelles et les viols. En effet, en 2014, un “Comorien”, haut cadre dans une entreprise, a fait connaissance avec la prison pour avoir eu recours à des relations sexuelles tarifées avec une femme Ouzbek.


Agressions sexuelles, viols et meurtres

En 2016, un jeune “Comorien”de 19 ans s’est livré à un jeu d’attouchement à caractère sexuel sur une asiatique à Dubaï pendant qu’un autre, trahi par la boisson, a tenté de violer une top-modèle marocaine. Ces deux jeunes ont été attrapés par la police et jetés en prison.

Outre ces deux cas, en 2017, un “Comorien”de 33 ans s’est jeté sur une Norvégienne de 19 ans après l’avoir droguée. Ce phénomène ne touche pas uniquement les jeunes. Pour preuve, profitant de sa retraite pour pratiquer la pêche, à 55 ans, un “Comorien”en profitait pour abuser une mineure de 13 ans confiée par ses amis et voisins.

Toujours en 2017, un autre “Comorien”, coupable d’avoir forcé une émiratie de 40 ans à avoir des relations sexuelles avec lui, a été arrêté puis emprisonné. A ceux-là, il faut ajouter l’incarcération d’un autre “Comorien”coupable de viol d’un autre prisonnier rencontré à la prison centrale de Dubaï.

Pas prêts de battre en retraite, les “Comoriens”de Dubaï et autre Sharjah ont continué à truster les Unes des journaux locaux. Après les agressions sexuelles et les viols, ils sont passés à la vitesse supérieure en étant mêlés à des meurtres. C’est en effet le cas des trois ”comoriens” âgés de 18, 26 et 30 ans, arrêtés pour l’assassinat de deux jeunes émiratis et l’agression d’un autre “Comorien”à l’aide d’un sabre à Ajman.

Il s’agissait d’un règlement de compte sur fond de drogue. L’information a été relayée le 28 marsr par le site www.gulfnews.com tout comme il a révélé le 6 mars dernier qu’un “Comorien”allait être exécuté. Selon la publication du Gulf, l’accusé, un homme de 32 ans, aurait tué le mari de sa maitresse en le fracassant la tête puis en le brûlant par l’essence le tout sur instruction de la femme.

La délinquance, les “Comoriens”des Emirats en connaissent quelques choses. Parfois certaines affaires prêtent à l’incompréhension. Accusé et amené devant la justice en 2011, un “Comorien” de 33 ans qui se faisait passer pour un policier a été présenté comme “Comorien”mais il s’est appliqué à nier cet état de fait en se déclarant émirati.

Plus surprenant encore, en 2012, un policier “Comorien”a été arrêté pour avoir volé les dépouilles. En effet, il s’appliquait à vider les poches des morts. Plusieurs affaires impliquent des ressortissants “Comoriens” comme cette femme condamnée à 10 ans pour avoir battu à mort sa domestique comorienne de 19 ans. La liste est longue et le pire dans tout ça, c’est d’apatrides devenus “Comoriens”.



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