La cherté des billets, les difficultés liées aux bagages et le traitement des voyageurs ont été au cœur d’un atelier ayant réuni associations, agences, institutions et société civile aux Comores.

 


La cherté des billets d’avion et de transport maritime, les difficultés liées à la gestion des bagages et les conditions de voyage de la diaspora ont dominé les échanges lors d’un atelier organisé mardi 04 août à l’École de santé par l’Union des associations comoriennes de France (Unacof).

La rencontre a réuni des représentants des institutions publiques, de la société civile, du monde de la recherche ainsi que des agences de voyage. Elle s’inscrit dans un programme financé par l’Agence française de développement (Afd), mis en œuvre par Expertise France et le Forum des organisations de solidarité internationale issues des migrations (Forim). Le programme, déployé dans six pays africains, vise à mieux valoriser les contributions des mobilités humaines et à formuler des recommandations en faveur d’une politique migratoire plus juste. Aux Comores, les participants ont notamment cherché à identifier les difficultés rencontrées par les voyageurs et la diaspora, en vue de soumettre des propositions au gouvernement.


«Les membres de la société civile ne sont pas là pour une expertise technique sur le transport aérien. Les professionnels et les institutions vont apporter des explications techniques afin d’identifier les difficultés les plus importantes pour les citoyens», a expliqué Ibrahim Abdiallah, président de l’Unacof. Selon lui, les discussions doivent également permettre de renforcer la coopération régionale sur les politiques migratoires, notamment avec des pays comme le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Guinée et Madagascar. Il a particulièrement insisté sur les conditions de voyage, le traitement des passagers et la gestion des bagages.


Les représentants des agences de voyage ont, de leur côté, fait état de difficultés dans leurs relations avec certaines compagnies aériennes. Abdallah Mariama, gérante de l’agence Abdoulhadj Travel, a notamment évoqué les problèmes de communication et de gestion des bagages. «Nous ne sommes pas concernés par la confirmation des billets, nous dépendons toujours des compagnies. C’est une faille qui montre cette forte dépendance», a-t-elle déclaré. Face aux critiques sur le niveau des tarifs, Mouhoussine Ahamada Hanifa a expliqué que le mois d’août, correspondant à la période des vacances, connaît une forte demande, laquelle entraîne une hausse des tarifs. Elle a également appelé les voyageurs à vérifier les conditions liées à leur billet avant l’achat, tout en estimant qu’une réflexion plus large devait être engagée sur la réglementation des horaires d’atterrissage et de décollage afin de faciliter la desserte.

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Abdoul Ahmed, responsable du comptoir d’Ethiopian Airlines, a pour sa part précisé que certaines opérations, notamment la surveillance des enfants après l’atterrissage et la gestion des bagages, relèvent des partenaires chargés de ces services. Il a néanmoins reconnu que les réclamations en cas de perte de bagages restent légitimes.Les échanges ont finalement débouché sur une restitution portant sur plusieurs problématiques : le rôle des institutions publiques, la consultation en matière de visas, les conditions de voyage, la régulation des prix, le rôle de la diaspora ainsi que le coût des liaisons interîles et régionales.