Une formation de l’Organisation internationale du travail a réuni vingt bénéficiaires autour de l’entrepreneuriat agricole et de la création d’une coopérative destinée à mieux valoriser les productions locales.
Une cérémonie de clôture de formation s’est tenue le 24 août au Centre rural de développement économique (Crde) de Hamalengo-Dibwani, en présence du coordinateur national du projet Risec (Renforcement de la résilience et de l’inclusion socio-économique), Mohamed Abdoulhamid, du préfet de Hamanvu, du directeur du lycée agricole Abdoulazize Youssouf, du président du Comité national tripartite de dialogue social (Cntds), Moctar Zouboudou, ainsi que de femmes agricultrices et des bénéficiaires.
Organisée par l’Organisation internationale du travail (Oit), dans le cadre du projet Risec, la formation, d’une durée de quatorze jours à l’hôtel Le Retaj de Moroni, a bénéficié à vingt participants, dont trois jeunes femmes porteuses de projets : la première ambitionne de se lancer dans la transformation de tomates, la seconde dans la production et la commercialisation des œufs, et la troisième projette de développer la vente de produits agricoles. Pour Mohamed Abdoulhamid, cette cérémonie constituait l’aboutissement d’un parcours consacré à l’apprentissage, à la réflexion et au travail collectif.
Il a estimé qu’elle marquait surtout le début d’une nouvelle étape pour les bénéficiaires et les communautés rurales concernées. Selon lui, les difficultés rencontrées individuellement par les productrices peuvent être mieux surmontées grâce à l’organisation collective. La future coopérative devrait faciliter l’accès aux marchés, renforcer le pouvoir de négociation des agricultrices, réduire certains coûts et contribuer à l’amélioration durable de leurs revenus. «Les femmes constituent le véritable moteur de la production agricole locale», a-t-il dit.
Créer des opportunités
En effet, ces dernières cultivent, récoltent, transforment et transportent les produits, tout en contribuant aux revenus de leurs ménages. Pourtant, leur accès aux marchés et à une meilleure valorisation de leur travail demeure limité. L’Oit entend agir sur deux leviers: l’entrepreneuriat et la coopération. Au cours de la formation, les participants ont appris à identifier des opportunités économiques, analyser les besoins du marché, construire un projet viable et élaborer un plan d’affaires.
Une réflexion a également été engagée autour de la création d’une coopérative de commercialisation regroupant les femmes agricultrices des onze villages couverts par le Crde de Dibwani. « Nous avons formé des entrepreneurs qui pourront demain investir dans la transformation du manioc, du gingembre ou d’autres produits locaux », a expliqué le coordinateur. La coopérative devrait leur offrir de nouveaux débouchés et favoriser une meilleure organisation de la commercialisation.
Pour Moctar Zouboudou, le partenariat entre l’Oit et le Crde de Dibwani contribue à « dynamiser le tissu socio-économique local et à ouvrir des perspectives aux jeunes et aux femmes ». De son côté, Fatima M’madi Foundi a salué l’accompagnement de l’Oit et réaffirmé sa détermination à faire de la future coopérative un instrument au service de la communauté. « Je suis prête à travailler jour et nuit pour nourrir ma communauté », a-t-elle déclaré.




