À Djwaezi, à Mwali, un accord de cogestion des zones marines a été signé entre pêcheurs, autorités et partenaires du projet Resea afin de renforcer la gestion durable des ressources halieutiques côtières locales.
Dans le cadre de la gestion durable des ressources halieutiques aux Comores, les pêcheurs de Djwaezi se sont engagés dans une démarche de cogestion des zones marines et côtières de Mwali. Cette initiative s’inscrit dans les objectifs du développement durable fixés par le gouvernement à l’horizon 2030 dans le secteur de la pêche. Elle est portée par la direction nationale de la pêche, à travers le projet Resea (Régénérescence des écosystèmes et des systèmes écologiques aquatiques), qui multiplie les actions de concertation avec les communautés locales.
Un accord de cogestion de la pêche traditionnelle et artisanale a été signé vendredi 12 juin à Mkadareni, en présence des pêcheurs de Djwaezi et de plusieurs acteurs institutionnels, notamment la direction régionale de la pêche, les services de l’environnement et des forêts, la commune de Mwalimdjini ainsi que la gendarmerie nationale.
Des amendes
Pour les responsables du projet, cette approche vise à répondre aux limites du contrôle étatique seul sur les espaces marins. Selon Mohamed Hamada, de l’Union internationale pour la conservation de la nature, l’implication des communautés locales est indispensable pour améliorer les pratiques et préserver les écosystèmes.
Les objectifs annoncés portent sur l’accompagnement des pêcheurs dans leurs activités, l’amélioration de la gestion des ressources halieutiques et la lutte contre les déchets sur les plages. L’accord met également l’accent sur la protection des espèces, en particulier les poulpes, à travers des mesures de régulation des périodes et zones de pêche.
La charte prévoit notamment une fermeture temporaire de la pêche sur certaines zones pendant trois mois, de novembre à janvier, afin de favoriser la régénération des ressources.
Elle interdit également l’usage de substances toxiques, de poisons ou de dispositifs destructeurs, sous peine de sanctions.
Les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant aller de 25 000 à 300 000 francs comoriens, avec saisie des captures illégales et poursuites judiciaires en cas de récidiven


