Les opérations ont commencé avec l’installation des équipements sur place. Une réunion des maires, préfets et des autorités judiciaires a permis de fixer les règles, tandis que les premières impressions de cartes d’identité ont déjà été réalisées.

 

Suspendues début mars à Ndzuani, les demandes de cartes d’identité et de passeports biométriques ont repris depuis le samedi 4 avril dernier.  Le directeur régional de la police à Ndzuani, le commissaire M’liva Housseni Fakri, a détaillé les avancées et les exigences liées à ce nouveau dispositif.
Dans un premier temps, il a mis en avant l’objectif principal de cette réforme. «L’État, par souci de faciliter l’octroi des pièces d’identité, a décidé de décentraliser la production. Aujourd’hui, les machines sont installées à Ndzuani et une formation des agents a déjà commencé.

Nous lançons les premières demandes tests, et il est désormais possible pour un citoyen d’obtenir sa carte d’identité le même jour. Cette avancée marque une étape importante dans l’amélioration du service public», a-t-il expliqué. Dans un second temps, il a insisté sur les conditions d’obtention des documents. «Les critères restent clairs et impératifs : la nationalité comorienne, la résidence et l’extrait de naissance.

Nous sommes le dernier rempart dans l’établissement de ces documents. Nos services s’appuient sur les actes et documents fournis par les mairies, les préfectures et par les autorités judiciaires. C’est pourquoi nous avons organisé une rencontre, vendredi, avec tous les acteurs concernés afin que chacun assume pleinement sa responsabilité », a-t-il précisé. Ensuite, le commissaire M’liva Housseni Fakri a alerté sur les risques de fraude et les mécanismes de contrôle mis en place. 

Les conditions d’obtention des documents

«Nous disposons d’un service dédié à la vérification des dossiers et plusieurs demandes peuvent être bloquées. Il ne faut pas que cette décentralisation devienne une opportunité pour des personnes étrangères d’obtenir indûment la nationalité comorienne. Même si les documents sont délivrés par des institutions, des enquêtes peuvent être menées, notamment en cas de doute sur l’identité du demandeur», a-t-il prévenu. 


Enfin, il a détaillé la décision prise avec les maires notamment, à la réunion de la veille. «Désormais, toute personne sollicitant un document devra se présenter physiquement à la mairie, afin de faciliter les enquêtes. L’objectif est clair : garantir la sécurité et l’authenticité des pièces délivrées», a-t-il conclu.