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Dossiers de crimes de sang I Les audiences entre le 1er octobre 2021 et le 1er janvier 2022

Dossiers de crimes de sang I Les audiences entre le 1er octobre 2021 et le 1er janvier 2022

Société | -   Mariata Moussa

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Pour donner des précisions sur cette période, le procureur de la République a expliqué que ce n’est pas un calendrier d’audience, mais plutôt que «les audiences doivent se tenir au cours de ce laps de temps».

 

Tant attendus, les faits de crime de sang commis en Union des Comores vont finalement être jugés dans la période allant du 1er octobre au 1er janvier 2021. Cette période durant laquelle doivent se dérouler ces audiences est fixée par ordonnance du premier président de la Cour d’Appel. Ces faits de sang impliquent tous les dossiers ayant entrainé mort d’homme. Pour donner des précisions sur cette période, le procureur de la République, Ali Mohamed Djounaid a expliqué que n’est pas un calendrier d’audience, mais plutôt que «les audiences doivent se tenir au cours de ce laps de temps».


Selon une autre source du parquet, ces audiences vont se dérouler par étape. «Courant novembre, sera la période de jugement des affaires tel le dossier Faïna. Après cela nous allons évoluer vers les dossiers traduits devant la cour de sûreté de l’Etat». Ces derniers sont, entre autres, l’affaire dite de déstabilisation du pays mettant en cause le dénommé Insa Mohamed alias Bobocha, celui de l’ancien gouverneur de Ndzuani, Abdou Salami Abdou.


Au sujet du dossier Bobocha, notons que cet accusé fait partie des personnes poursuivies dans la supposée affaire d’attentat à la bombe manqué, du 18 avril dernier, qui aurait visé le chef de l’Etat, Azali Assoumani. Extradé de Madagascar le 15 juillet, à son arrivée à Moroni, Bobocha était placé en détention pour s’évader de la Maison d’arrêt de Moroni, le 18 novembre, à l’issue de l’euphorie de la victoire qualifiant les Cœlacanthes à la coupe d’Afrique des Nations. Mais il a été vite retrouvé et se trouve en détention.


Quant à l’ancien gouverneur de Ndzuani, sa comparution devant la cour de sûreté de l’Etat fait suite à des poursuites ayant entrainé l’ouverture d’une information judiciaire et un placement en détention provisoire intervenue en octobre 2018, ce qui fait une détention provisoire de trois ans.

Les affaires Faina, Bobocha…

À cette époque, l’ancien gouverneur était poursuivi au chef d’atteinte à la sûreté nationale, participation à un mouvement insurrectionnel armé, complicité de meurtre, rébellion, port illégal d’arme et trouble grave à la sécurité publique. Cette information judiciaire ouverte contre l’ancien gouverneur a pris fin, il y a presque deux ans, suite à l’ordonnance de renvoi émis par le juge d’instruction près la cour de sûreté de l’Etat de Ndzuani en novembre 2019.Selon nos confrères de La Gazette des Comores, cette ordonnance de renvoi fait état d’un non-lieu partiel car «le gouverneur déchu n’est poursuivi dorénavant que pour «atteinte à la sûreté nationale, participation à un mouvement insurrectionnel et trouble à la sécurité publique»...».

 

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