Une mission de formateurs s’est rendue au Centre douanier de Mutsamudu (port) pour «vulgariser les fondements, les mécanismes et les exigences inhérents au contrat de performance». Le dispositif vise à préparer, à sensibiliser et à former les inspecteurs vérificateurs. Mercredi et jeudi dernier, une vingtaine de personnes a pris part à la formation ouverte par le directeur général de l’institution.

 

Les inspecteurs vérificateurs sont formés, pendant deux jours, au Centre douanier de Mutsamudu port. Ce programme de contrats de performance fondé sur l’analyse de données est mis en place avec le soutien du Fmi et du centre régional de renforcement des capacités Afritac du Sud.
Évoquant les étapes de cette réforme, le directeur général des douanes, Djaanfar Salim Allaoui, a mentionné l’appui technique apporté par les partenaires.

«Nous avons accueilli une mission du Fmi, en accord avec le gouvernement comorien, qui a assuré la formation de dix agents. Ces derniers sont désormais préparés pour sensibiliser et accompagner leurs collègues dans la mise en place des contrats de performance. On nous demande d’être efficaces au quotidien, de nous améliorer constamment et de viser l’excellence. C’est tout le sens du contrat de performance, qui s’inscrit également dans une logique de facilitation du commerce légitime», a-t-il expliqué. 

«L’efficacité et l’efficience»

Djaanfar Salim Allaoui a insisté sur l’implication de la direction dans ce processus de transformation. «Nous avons largement travaillé cette question lors des conseils de direction. Je me suis personnellement approprié ce sujet, qui représente une opportunité réelle de transformation pour notre administration. Mon objectif est d’opérer une véritable mutation de l’administration douanière. C’est un changement profond par rapport à nos pratiques habituelles.

Tous les niveaux seront concernés par l’évaluation, y compris la direction générale, avant une extension progressive aux chefs de centres et aux services opérationnels. Il s’agit d’un processus graduel, dont l’objectif est de renforcer à la fois l’efficacité et l’efficience, afin d’atteindre une performance durable», a-t-il affirmé. 


S’agissant des objectifs fixés, le chef du service renseignement, analyse et gestion des risques, met en avant une réforme axée sur la performance. «Nous voulons améliorer la performance des inspecteurs vérificateurs et moderniser l’ensemble de l’administration douanière. Cette démarche s’inscrit dans le suivi des recommandations du Fmi, de la Banque mondiale, mais aussi de l’Organisation mondiale des douanes qui accompagne les administrations en matière d’assistance technique.

 C’est également un engagement du gouvernement qui nous pousse à mettre en place un contrat de performance», a expliqué Mohamed Mahamoudou Mze. Le chef du service renseignement a insisté sur la nécessité d’une réelle volonté institutionnelle pour garantir le succès de cette réforme. Il a alors expliqué ce dont il s’agit concernant cette réforme. «Cette réforme repose avant tout sur l’engagement des autorités douanières.

Sans cette volonté, le processus ne peut pas aboutir. C’est pourquoi nous travaillons à mobiliser l’ensemble des équipes autour de ces objectifs. Nous avons mené des travaux conjoints avec le Fmi et la Banque mondiale. Parmi les priorités, il y a la consolidation de nos actions et la sensibilisation de nos équipes afin qu’elles soient prêtes à mettre en œuvre ces engagements. L’objectif final reste l’amélioration des recettes douanières», a-t-il souligné.  

Mohamed Mahamoudou met en lumière les performances du centre douanier de Mutsamudu, tout en annonçant un suivi individualisé des agents. «Le centre douanier du port de Mutsamudu a réalisé de bonnes performances en février en matière de recettes. Nous voulons aller encore plus loin en évaluant les performances de chaque inspecteur. Cela permettra d’identifier les besoins en accompagnement et d’assurer un niveau de performance homogène au sein de tous les agents», a-t-il conclu.