À Mutsamudu, onze inspecteurs douaniers s’engagent par contrat à améliorer leurs performances. Une réforme portée par l’État pour renforcer la transparence, la rigueur administrative et accroître durablement les recettes publiques.
La Direction générale des douanes poursuit sa modernisation. Hier mercredi, à Mutsamudu, onze inspecteurs vérificateurs du centre douanier Mutsamudu port ont signé leurs contrats de performance lors d’une cérémonie organisée à la direction régionale. Plusieurs autorités y ont pris part, dont le secrétaire général du ministère des Finances. L’événement a rassemblé des cadres de l’administration douanière ainsi qu’une délégation du ministère des Finances en mission dans l’île.
Prenant la parole, le secrétaire général du ministère des Finances, Dhoihirdine Ahamada Bacar, a inscrit cette initiative dans une dynamique globale de réforme. Il a rappelé que ces contrats constituent un engagement stratégique porté au plus haut niveau de l’État, dans un contexte de transformation progressive des administrations publiques. L’objectif, selon lui, est d’améliorer les recettes sans alourdir indûment la pression fiscale, tout en veillant au strict respect de la réglementation et des règles d’éthique et de déontologie.
Il a également mis en garde contre toute dérive, insistant sur la responsabilité des agents. «Les signataires, a-t-il souligné, doivent s’abstenir d’imposer des taxes non prévues par la loi. Ces contrats visent ainsi à renforcer la redevabilité, tant individuelle que collective, et à ancrer une culture de résultats au sein de l’administration». Intervenant à son tour, le directeur général des douanes, Djanfar Salim Allaoui, a mis en avant les objectifs concrets de cette réforme.
«La signature de ces contrats vise à impulser un changement clair et structuré au sein de l’administration douanière. Il s’agit d’un engagement formel entre la direction générale, les inspecteurs vérificateurs et le chef des opérations commerciales. Ces contrats traduisent des exigences concrètes en matière de performance et de responsabilité. L’objectif est de mettre fin aux approximations et de piloter l’action administrative à partir de résultats mesurables, notamment grâce à des outils modernes comme Sydonia», a-t-il déclaré.
Dans la continuité, le directeur général a insisté sur les mécanismes d’évaluation. «L’évaluation reposera désormais sur des données concrètes, régulières et transparentes. Toute l’administration sera jugée sur la base d’indicateurs précis, sans exception. Nous demandons plus de rigueur, plus d’efficacité et, à terme, une amélioration significative des recettes de l’État. Le cadre est désormais clair, sans ambiguïté, et chaque agent doit travailler en pleine conscience des objectifs fixés», a-t-il précisé.
Enfin, le directeur général des Douanes a évoqué la portée future de cette initiative. «Cette réforme a vocation à s’étendre à l’ensemble de l’administration douanière. Nous voulons bâtir une douane comorienne moderne, performante et au service du développement national. Je salue l’appui du Fmi et des partenaires techniques qui ont contribué à l’aboutissement de cette initiative. C’est un engagement fort pour l’avenir de notre institution», a-t-il conclu.
Ouvrant la cérémonie de signature, le directeur régional des Douanes a apporté un éclairage sur le contexte ayant conduit à cette signature. «Cette initiative fait suite à une formation récemment organisée au profit des inspecteurs vérificateurs du centre douanier de Mutsamudu. Cette formation a permis de renforcer les compétences techniques des agents et de les préparer aux nouvelles exigences de performance.
Le directeur général a fait preuve d’un sens élevé du management en valorisant ses collaborateurs. Cette dynamique de collaboration nous a permis d’aboutir rapidement à la signature de ces contrats. Ces contrats reconnaissent la valeur du travail des inspecteurs vérificateurs», a-t-il affirmé.

