Originaire de Mbashile ya Bambao, Fakri Farid a trouvé la mort vendredi à Marseille après une agression mortelle liée à une affaire conjugale. Aux Comores, émotion, indignation et appels au calme se multiplient.
Un Comorien de la diaspora marseillaise en France, répondant au nom de Fakri Farid et originaire de Mbashile ya Bambao, a trouvé la mort dans la soirée du vendredi 22 mai après avoir été violemment agressé en marge d’un concert.Selon des témoignages de compatriotes présents sur les lieux, la victime aurait eu la tête fracassée après avoir été projetée au sol par un autre Comorien, à l’issue d’une violente altercation liée à une affaire de tromperie conjugale. Fakri Farid accusait en effet son présumé agresseur d’entretenir une liaison avec son épouse, elle aussi originaire de Fumbuni, tout comme le suspect. Le parquet de Marseille aurait ouvert une enquête pour «homicide volontaire en réunion».
D’après plusieurs témoignages, le meurtrier présumé n’aurait pas agi seul, mais avec plusieurs complices. Aux Comores, des jeunes de Mbashile se sont exprimés dès le lendemain sur les réseaux sociaux pour confirmer ce récit, faire part de leur tristesse et de leur indignation. Dans le même temps, un oncle de la victime a appelé «solennellement au calme, à la retenue et à la responsabilité», exhortant la population à ne pas répondre «à la violence par la violence», car il estime qu’«aucun acte individuel ne doit être utilisé pour opposer des villages, des familles ou des communautés entre elles».
«Nous vous présentons ici notre pardon »
Hier dimanche matin, la déclaration d’un «représentant de la communauté de Fumbuni», entouré de plusieurs habitants sur une place publique de la ville, a été relayée par l’une des pages Facebook d’actualité les plus suivies du pays afin de réagir à ce drame. «Nous présentons nos condoléances à la famille de notre beau-frère. Nous demandons à sa famille de faire preuve de résilience spirituelle comme l’a prescrit Allah face à l’adversité. En attendant de venir physiquement, nous vous présentons ici notre pardon», a-t-il dit en substance.



