Un atelier consacré à l’Examen périodique universel (Epu) s’est tenu à Ndzuani, vendredi et samedi derniers. Organisée par la Délégation générale aux Droits de l’Homme, la rencontre a rassemblé des autorités nationales et locales, des représentants des forces de l’ordre, des élus et des représentants des organisations de la société civile. L’atelier de deux jours a marqué, selon les organisateurs, le lancement du processus de mise en œuvre des recommandations issues du 4e cycle au niveau national. Dès l’ouverture, la présence du ministre de la Justice, chargé des Droits de l’Homme, Mohamed Nourouddine Afraitane, a donné le ton «d’un engagement institutionnel affirmé». Pendant deux jours, les participants ont été outillés sur le mécanisme de l’Epu, son rôle au sein du Conseil des droits de l’Homme ainsi que la participation de l’État comorien à ce processus international.
Le second jour a été consacré notamment à la mise en œuvre des recommandations, le fonctionnement du Comité interministériel de mise en œuvre, l’élaboration des rapports et de suivi (Cimers), ainsi que les mécanismes de suivi. Une documentation de 32 pages, intitulée «plan d’action de mise en œuvre des recommandations du 4e cycle de l’Epu en Union des Comores», a été remise à la trentaine de participants. Elle décline les actions prévues jusqu’en janvier 2029, date du 5e cycle. Des ateliers similaires seront organisés à Mwali et à Ngazidja.
A l’occasion, le ministre de la Justice a insisté sur la portée politique et institutionnelle de ce processus. « En acceptant ces recommandations, notre pays a réaffirmé sa volonté ferme de consolider l’État de droit, de promouvoir la bonne gouvernance et de garantir le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens. Le lancement du présent processus marque ainsi une étape décisive : celle du passage des engagements aux actions concrètes. À cet égard, il est indispensable de traduire les recommandations en actions concrètes et mesurables, de définir des priorités claires et réalistes et de mobiliser les ressources nécessaires », a-t-il déclaré.Le ministre a, à cet effet, appelé à une mobilisation collective autour de cette feuille de route. «Notre ambition est de faire de ce processus un véritable levier de transformation au bénéfice de la population. La réussite repose sur notre capacité collective à travailler ensemble, dans un esprit de transparence, de responsabilité partagée et de redevabilité. Je lance un appel à l’ensemble des parties prenantes pour un engagement soutenu», a-t-il plaidé.
Une mobilisation collective
Représentant le gouvernorat de Ndzuani, le directeur de cabinet, Anli Ridhoi, a mis en avant la dimension de cette initiative. «C’est une étape déterminante, passant d’une phase d’engagement à une phase d’action concrète. Ce processus que nous engageons aujourd’hui se veut inclusif et participatif et favorise une appropriation nationale», a-t-il souligné.Pour sa part, le délégué général aux Droits de l’Homme, Youssouf Ismael Mmadi, a replacé cette activité dans une dynamique nationale plus large. «Nous sommes actuellement dans le 4e cycle de l’Epu depuis notre signature en 2009. Nous préparons déjà l’échéance de 2029. Il est donc essentiel de sillonner le pays pour permettre une appropriation de nos actions par la population, car les droits humains concernent tous les secteurs et toutes les couches sociales», a-t-il expliqué.


