Les autorités ont validé le plan stratégique de cette modernisation. Le ministère de l’Intérieur a dressé quelques constats qui impactent le système d’état-civil national, citant notamment « des fragmentations des registres, des délais et coûts pour les citoyens, mais aussi des risques d’erreur et de fraudes».

 

Le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, Mohamed Ali Abdallah a lancé hier mercredi 25 mars à Moroni un atelier de validation d’études préalables à l’informatisation du système d’Etat-civil. Une initiative du projet d’Appui à la modernisation de l’état-civil aux Comores (Amecc). Plusieurs institutions et organisations dont le Système des Nations-Unies, des mairies, des préfets, des représentants des institutions insulaires, des collectivités locales et l’ambassade de France aux Comores ont pris part à cet atelier. 

Financé par l’ambassade de France et appuyé techniquement par l’Unicef, ce projet vise le renforcement de l’accès des citoyens à une identité légale, la modernisation de l’administration publique en garantissant la sécurité des données personnelles.  Selon Mohamed Ali Abdallah, la modernisation et la refondation de l’état-civil a débuté en 2024 sous l’impulsion du chef de l’Etat, Azali Assoumani.

Les autorités ont par la suite validé le plan stratégique de cette modernisation. Mohamed Ali Abdallah a ensuite dressé quelques constats qui impactent le système d’état-civil national. Il s’agit entre autres des fragmentations des registres, des délais et coûts pour les citoyens, mais aussi des risques d’erreur et de fraudes. 

La digitalisation de l’état-civil

A l’en croire, l’informatisation de l’état-civil s’inscrit dans le respect des droits fondamentaux et sur l’existence d’une identité légale. Emmanuelle Collet du Systèmes des Nations-unies a expliqué l’importance de digitaliser l’état-civil avant de préciser, « la loi du 27 juillet 2023 modernise l’état-civil et introduit l’obligation de mettre en place un traitement informatisé des données. Cette orientation répond aux recommandations de l’évaluation du système d’état-civil de 2022, menée par le ministère de l’Intérieur avec l’appui des partenaires». 


Elle a réaffirmé la disponibilité de l’Unicef à accompagner le gouvernement pour la modernisation de l’état-civil. Le consultant national du projet, Chamsoudine Mzaouiyani a fait savoir que les études menées sur le terrain ont décrit les réalités locales dont la maturité de nos états-civils en matière de digitalisation et d’archivage. « Nous avons ainsi observé des disparités sur chaque île et les études seront présentées», conclut le consultant. 

Présent à cet atelier, le maire de la commune de Mledjele, Andhum Abdallah reconnaît l’importance de la digitalisation de l’état-civil, mais rappelle toutefois qu’il y a de nombreuses priorités dans divers états-civils qui semblent, selon lui, reléguées au second plan.