Les Comores se dotent d’un plan stratégique national de gestion des déchets médicaux, visant à renforcer le tri, le transport, le traitement et le suivi dans les établissements sanitaires.

 

Le ministre de l’Environnement, chargé du Tourisme, Abubakar Ben Mahmoud, et son homologue de la Santé et de la Protection sociale, Ahamadi Sidi Nahouda, ont signé hier mercredi 9 septembre, au siège du ministère de la Santé, le Plan stratégique national de gestion des déchets médicaux. Ce document doit servir de cadre institutionnel et réglementaire pour améliorer la gestion des déchets biomédicaux, notamment les médicaments périmés ou avariés. Il prévoit également le renforcement des dispositifs de tri, de transport et de traitement des déchets, ainsi que l’entretien des équipements dans au moins 75 % des établissements sanitaires.

Pour le ministre de l’Environnement, la gestion des déchets médicaux représente un enjeu à la fois sanitaire et environnemental. «Une gestion inadéquate de ces déchets expose les populations, les professionnels de santé et notre environnement à des risques considérables», a déclaré Abubakar Ben Mahmoud. Il a appelé à “une réponse coordonnée et durable” face à ces enjeux.


De son côté, le ministre de la Santé et de la Protection sociale a mis l’accent sur le rôle de l’hygiène hospitalière dans la prévention des risques pour les patients et le personnel de santé. Ahamadi Sidi Nahouda a souligné que la gestion appropriée des déchets médicaux contribue également à la protection de l’environnement.

 Jusqu’en 2029

Selon le ministre, le gouvernement, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) et du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), ainsi qu’un financement de la Banque mondiale, a engagé des actions visant à améliorer la prévention des infections et la gestion des déchets médicaux.La mise en œuvre du plan prévoit plusieurs mesures destinées à assurer sa vulgarisation auprès des différents acteurs concernés. Il est notamment prévu d’installer un comité de suivi multisectoriel et des comités d’hygiène, ainsi que de désigner un responsable de la gestion des déchets médicaux dans chaque formation sanitaire.


Des réunions avec les partenaires, des visites de terrain et la collecte des engagements techniques, financiers et institutionnels figurent également parmi les actions prévues. Le dispositif prévoit par ailleurs l’utilisation d’outils de suivi-évaluation, des supervisions périodiques, une revue à mi-parcours et une évaluation finale.

Le directeur de la lutte contre la maladie, Naouirou M’hadji, a précisé que ces différentes étapes doivent permettre de suivre régulièrement l’exécution du plan et d’en mesurer les résultats.
Le programme bénéficiera d’un financement annoncé de 7,40 milliards de francs comoriens sur cinq ans, apporté par la Banque mondiale pour soutenir les actions destinées à améliorer la gestion des déchets médicaux et, plus largement, la protection de la santé et de l’environnement dans le pays.