Réunis à Moroni lors d’un atelier de deux jours, les acteurs de la pêche, des ports et de l’environnement renforcent leur coopération pour améliorer la gestion des déchets marins et lutter contre la pollution.

 

Dans le cadre du projet de «Renforcement de la gestion des engins de pêche abandonnés, perdus ou autrement mis au rebut  pour des océans plus propres dans l’océan Indien», l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), avec l’appui du ministère de l’Agriculture, a lancé hier mercredi à l’hôtel Retaj un atelier multi-acteur consacré à la gestion des déchets issus du secteur de la pêche. Cette formation de deux jours réunit des représentants des administrations publiques, des autorités maritimes et portuaires ainsi que des acteurs de la pêche et de la protection de l’environnement. L’objectif est de renforcer la collaboration entre les différentes parties prenantes afin de mettre en place des stratégies efficaces de gestion des déchets marins sur plusieurs sites de débarquement du pays.


Selon le coordinateur du projet à la Fao, Halifax Zouboudou, cette rencontre vise à fédérer l’ensemble des intervenants du secteur maritime autour d’un programme commun de lutte contre la pollution marine.«Cet atelier réunit les acteurs de l’environnement marin, de la sécurité portuaire et de la pêche. L’objectif est de mettre en place un programme de gestion des déchets dans les océans. Les ports du pays feront l’objet d’études afin de mieux lutter contre la pollution marine», a-t-il déclaré.

sensibilisation auprès des communes

Le responsable a rappelé que la priorité consiste à développer des systèmes de collecte des déchets plastiques et des objets abandonnés en mer, dont l’accumulation menace les écosystèmes marins et les ressources halieutiques.Ce projet, financé par le Japon et mis en œuvre par la Fao, s’inscrit dans une démarche de prévention de la pollution au niveau des ports et des zones de pêche. Il fait suite à plusieurs actions de sensibilisation destinées aux communautés concernées. «Nous avons déjà organisé des sessions de sensibilisation afin que les participants acquièrent des méthodes de collecte et de tri des déchets. L’objectif est qu’ils transmettent ces connaissances au sein de leurs communautés pour renforcer la prise de conscience sur ce fléau qui menace l’océan et la sécurité alimentaire», a expliqué Halifax Zouboudou.

Parmi les principales attentes exprimées figurent le renforcement des campagnes de sensibilisation auprès des communes, la création de points de collecte, le développement du recyclage et de la valorisation des déchets, ainsi que la mise en place d’un accompagnement technique et financier au profit des structures locales chargées de la gestion des déchets marins.