Experts et encadreurs pédagogique se sont réunis en atelier pour valider un nouveau module pédagogique consacré aux bonnes pratiques de traitement et d’élimination des déchets de soins médicaux. Un comité scientifique pour discuter d’une possible insertion d’un module, vérifier sa conformité aux normes, recueillir les observations ainsi que discuter des prochaines étapes pour donner sens à ce processus d’intégration pédagogique qui doit s’adapter aux besoins sanitaires.
Réunis en atelier à l’Ecole de médecine et de santé publique (Emsp), des enseignants et des partenaires techniques ont validé le module consacré à la gestion des déchets de soins médicaux. Il s’agit d’une initiative née du projet Island issu de l’agence nationale de gestion des déchets (Angd) couvert par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).Ce projet s’inscrit, selon l’Angd, dans une dynamique de modernisation des programmes d’enseignement afin de renforcer les compétences des futurs agents de santé face aux enjeux sanitaires et environnementaux.
«La gestion des déchets de soins médicaux est un enjeu majeur de santé publique et d’environnement. Dans notre contexte insulaire où les ressources sont limitées, avec des écosystèmes fragiles, cette question occupe encore une dimension encore plus critique. Ainsi, former les futurs professionnels de santé à de bonnes pratiques de gestion de ces déchets, c’est investir durablement dans la protection de notre population mais aussi de notre environnement.
C’est précisément dans cet esprit que l’Emsp a accueilli avec enthousiasme la démarche initiée dans le cadre du projet de mise en œuvre d’un développement durable à faible teneur en produit chimique et non chimique à travers l’Océan indien», a déclaré le directeur par intérim de l’Emsp, Adamou Hamada.
«Des compétences spécifiques et un dispositif adapté»
Le numéro deux de l’Emsp parle d’une opportunité unique. «On vise l’enrichissement du programme d’enseignement d’un module structuré, rigoureux et adapté à notre réalité. Il s’agit d’une collaboration de qualité à saluer entre l’Emsp et l’Angd, une synergie d’une institution académique et une agence de gestion de déchets qui illustre ce que nous pouvons accomplir lorsque chacun apporte son expertise, ses ressources et sa volonté au service d’un objectif commun.
En effet, nous avons tous cru que la formation de qualité ne peut se construire qu’en se nourrissant des réalités du terrain, des expériences des praticiens, des exigences des normes internationales mais également des attentes de la société», a encore souligné Adamou Hamada. De son côté, le directeur général adjoint de l’agence nationale de gestion des déchets, Said Abdallah Nayim, a rappelé le cas d’urgence préoccupant de la gestion des déchets, en particulier l’évolution des déchets de soin médicaux et des produits contenant du mercure.
«L’évolution de la technologie, l’augmentation des équipements médicaux et des produits chimiques de soin de santé génèrent des volumes de déchets dont la gestion nécessite des compétences spécifiques et d’un dispositif adapté, car une mauvaise gestion de ces derniers constitue un risque majeur pour la santé humaine, notamment pour les professionnels de santé mais en aussi pour notre environnement», a-t-il insisté avant d’annoncer que «dans ce contexte, le gouvernement, à travers notre agence, avec l’appui du Pnud, dans le cadre du projet Island, a engagé plusieurs actions visant à répondre aux besoins en matière de gestion de ces déchets».




