Après l’adoption du Plan national de gestion des déchets médicaux, maires, préfets et associations ont échangé sur le tri, transport, traitement et élimination sécurisée des déchets.
La gestion des déchets médicaux fait désormais l’objet d’une attention particulière : une première rencontre de sensibilisation consacrée au nouveau Plan national de gestion des déchets médicaux s’est tenue hier mercredi 30 septembre à l’hôtel Les Arcades de Moroni. Elle a réuni plusieurs maires, des préfets ainsi que des associations engagées dans la gestion des déchets.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du plan élaboré conjointement par la Direction de la lutte contre la maladie et l’Agence nationale de gestion des déchets (Angd), avec l’appui de la Banque mondiale, du Fonds mondial, du Gef et du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), à travers le projet Island. Le document constitue un cadre national destiné à améliorer la gestion des déchets médicaux dans les établissements sanitaires.
Il couvre notamment la prévention, le tri, la collecte, le transport, le traitement et l’élimination des déchets, tout en intégrant les exigences liées à la sécurité sanitaire et à la protection de l’environnement. Parmi les objectifs annoncés figure le renforcement des dispositifs de tri, de transport et de traitement, ainsi que l’entretien des équipements dans au moins 75 % des établissements sanitaires.
Le directeur de l’Agence nationale de gestion des déchets, Oussoufa Mzé, a indiqué que plusieurs engins devraient prochainement être disponibles pour accompagner la mise en œuvre du dispositif. Il a notamment évoqué l’installation envisagée d’un biodigesteur sur le site d’Itsundzou, dans le Mbadjini. «Des mesures d’implantation d’un énorme biodigesteur sont en cours, et plus particulièrement au sein du site d’Itsundzou dans le Mbadjini. Une machine qui a besoin d’être fonctionnelle avec plusieurs déchets et qui nécessite de parcourir d’autres régions pour les ramasser», a-t-il expliqué.
Selon lui, cette infrastructure devrait également contribuer à améliorer le tri et le traitement des déchets. Il a par ailleurs annoncé la possibilité de doter l’hôpital de Samba d’équipements d’incinération pour permettre le traitement des déchets médicaux. Pour le maire de la région d’Itsandra, Dhanoune Elhad, la concertation entre les responsables locaux constitue une étape importante face aux difficultés liées aux déchets. Il appelle à une mobilisation accrue des pouvoirs publics. «Effectivement, j’aimerais bien lancer un appel au gouvernement car certains sont en position de danger.
Des déchets médicaux non traités se retrouvent avec d’autres, et la présence des oiseaux autour constitue d’autres répercussions dégradantes sur l’environnement », a-t-il déclaré. Pour les participants, cette première rencontre doit permettre de renforcer la coordination entre les collectivités, les services sanitaires et les acteurs de la gestion des déchets afin de traduire les orientations du plan en actions concrètes.




