Ce plan stratégique 2025-2030, fait dans le cadre du projet Islands, vise à encadrer la prévention, le tri, la collecte, le transport et le traitement des déchets issus des établissements de soins.

 

Le Plan national de gestion des déchets médicaux 2025-2030 fait l’objet d’un atelier de vulgarisation à Ndzuani. Portée conjointement par le ministère de la Santé et celui de l’Environnement, l’atelier organisé à hôtel des Îles a réuni les directeurs des hôpitaux, les médecins-chefs de district, les maires et les associations communautaires. 


Le document est élaboré par la direction de lutte contre la maladie et l’Agence nationale de gestion des déchets (Angd), avec l’appui de la Banque mondiale, du Fonds mondial pour l’environnement (Gef) et du Pnud, à travers le projet Islands. La première journée s’est tenue hier mercredi, et a réuni les acteurs de la santé. La deuxième journée, aujourd’hui, doit réunir les maires er les associations de chaque commune, selon les responsables.

Hombo, Fomboni et Samba équipés 

Lors de son allocution, le directeur général de la santé, Dr Saindou Ben Ali Mbaé, a souligné la nécessité d’intégrer cette problématique dans la qualité globale des soins. «L’élaboration de ce Plan national de gestion des déchets médicaux constitue une étape importante pour notre système de santé. Notre ambition est de faire en sorte que les bonnes pratiques soient appliquées dans tous les établissements de santé au niveau national. Au-delà des infrastructures, la réussite de cette politique dépendra surtout de la responsabilisation de chaque acteur.

Chaque professionnel doit connaître son rôle et comprendre que la sécurité des déchets commence dès leur production», a-t-il déclaré. Durant les interventions, les responsables ont annoncé l’équipement des trois hôpitaux bénéficiaires du projet. Au premier jour de l’atelier, une visite de l’hôpital de Hombo, qui est choisi comme site d’installation de l’incinérateur, a été organisée. 


Selon le directeur général de la santé, cet atelier doit déboucher sur des mesures concrètes. «L’objectif de cet atelier n’est pas simplement de présenter un document, mais de favoriser son appropriation par l’ensemble des acteurs concernés. Nous devons sortir de cette rencontre avec une compréhension partagée des priorités, des responsabilités et des actions à entreprendre. Il s’agit de renforcer la formation des personnels, la disponibilité des équipements et les mécanismes de suivi.

 Notre objectif commun est qu’aucun déchet médical ne constitue une menace évitable pour nos populations ou notre environnement», a-t-il ajouté. De son côté, le directeur général de l’Agence nationale de gestion des déchets, Oussoufa Mzé, a évoqué les prochaines étapes. «Nous sommes réunis pour voir ensemble comment gérer les déchets issus des structures médicales mais aussi dans les foyers.

 Le document est aujourd’hui signé, il reste maintenant à passer à l’application et à la vulgarisation auprès de nos communautés. Nous attendons l’installation prochaine des incinérateurs à l’hôpital de Hombo pour Ndzuani, à Fomboni pour Mwali et à Samba pour Ngazidja. Des équipements de collecte seront également fournis pour sécuriser l’ensemble du circuit», a-t-il annoncé. Oussoufa Mzé a ensuite insisté sur les risques liés aux déchets médicaux.

 «Les déchets médicaux sont particulièrement dangereux pour la santé des personnes et pour la protection de l’environnement. Aujourd’hui, chacun à son niveau a un rôle à jouer et des responsabilités claires à assumer. Les incinérateurs prévus doivent permettre de gérer l’ensemble des déchets produits par les structures de santé. Malgré les difficultés liées au circuit de collecte sur lesquelles nous réfléchissons, les fumées issues de ces équipements n’auront pas d’impact sur les populations avoisinantes», a-t-il assuré.