Le projet Island Plas est officiellement lancé aux Comores pour renforcer la collecte et le recyclage des plastiques, mobiliser les communautés et réduire de 20 % les déchets recyclables d’ici décembre.
Le ministre de l’Environnement chargé du Tourisme, Abubakar Ben Mahmoud, a procédé, mardi 25 août, au lancement officiel des activités du projet Island Plas, à la Direction générale de l’environnement et des forêts, à Mde. La cérémonie, organisée en présence du directeur général de l’Agence nationale de gestion des déchets (Angd), a réuni des représentants des institutions publiques, de la société civile et des organisations partenaires.
Le projet entend accélérer les actions de collecte, de tri et de recyclage des déchets plastiques dans l’archipel. Il prévoit notamment une mobilisation accrue des communautés et une implication des jeunes dans les différentes étapes de la gestion des déchets. « Aujourd’hui, nous sommes réunis ici pour lancer de manière officielle des activités que les parties prenantes et les partenaires ont déjà commencées et vont continuer afin de réaliser plus de 200 tonnes de plastiques d’ici 2027 », a déclaré le ministre Abubakar Ben Mahmoud.
Selon lui, Island Plas doit également contribuer à la création d’emplois et de revenus, notamment en favorisant l’intégration des jeunes dans les activités de tri, de collecte et de recyclage. L’objectif immédiat affiché est une réduction de 20 % des déchets recyclables d’ici décembre 2026, avant d’atteindre les objectifs globaux du projet en 2027.
Accélérer les activités
Financé par la Fondation Coca-Cola à hauteur de 10 millions de dollars pour l’ensemble des pays concernés, le projet Island Plas vise à réduire la pollution plastique dans l’océan Indien. Les Comores font partie des sept États insulaires concernés par cette initiative. La coordinatrice du projet, Aincha Aboubacar, a reconnu un retard dans la mise en œuvre des activités aux Comores par rapport aux autres pays bénéficiaires.
« Ayant remarqué que nous avons beaucoup plus de retard, on a commencé à étudier quel moyen nous devons utiliser pour accélérer les activités sur le terrain », a-t-elle expliqué.Pour atteindre rapidement les résultats attendus, l’équipe du projet travaille notamment avec Recyvie, entreprise spécialisée dans le recyclage. L’objectif est de renforcer les capacités des acteurs locaux et de mettre en place des mécanismes plus efficaces de collecte et de traitement des déchets.
Le fondateur et gérant de Recyvie, Nassim Ali, a présenté les différentes initiatives qui accompagneront la mise en œuvre du projet. Il a notamment insisté sur la nécessité de garantir la durabilité des opérations de collecte et de recyclage. « Des initiatives comme on en a eu ces dernières années, des plastiques ont été collectés mais ont fini par être brûlés dans la nature.
Nous, à présent, notre objectif, c’est de miser sur la durabilité de l’exécution de ces activités », a-t-il affirmé. Des acteurs ont été identifiés afin de participer au dispositif. La collecte sera ainsi organisée à l’échelle de l’archipel, tandis que le recyclage des plastiques collectés sera principalement effectué à Ngazidja, au sein de l’entreprise Recyvie.




