Une séance religieuse, couplée avec une série de témoignages sur la vie du défunt, a rythmé la cérémonie organisée en hommage à celui qui fut un des piliers du développement du secteur bancaire et financier national.
Le personnel de la Banque de développement des Comores (Bdc), en collaboration avec les autorités et les professionnels des banques de la place, a organisé, hier jeudi 23 avril, dans l’après-midi, au foyer des femmes de Moroni, une cérémonie officielle à la mémoire du directeur général de la Bdc, feu Hassani Azali, décédé le 6 avril dernier.
Un vent de réformes à la Bdc
La cérémonie a vu la présence du chef de l’État, Azali Assoumani, du président de l’Assemblée nationale, Moustadroine Abdou, du mufti de la République, Aboubacar Abdillah Djamalilaili, des membres du gouvernement, des gouverneurs de Ngazidja et de Ndzuani, respectivement Ibrahim Mze Mohamed et docteur Zaidou, des directeurs et représentants des institutions financières, ainsi que des cadres des banques et des institutions financières. Après la lecture du Saint Coran, lu par l’ensemble des participants, des proches et des collègues de travail sont venus, tour à tour, rendre un dernier hommage accompagné de vifs témoignages sur les qualités humaines du défunt.
Dans sa prise de parole, le secrétaire général de la Bdc et collègue proche du regretté, Nadhoiri Saïd Ali, a parlé d’une perte immense et d’un vide sans précédent au sein de l’institution financière concernée. «Je voudrais autant que mes collègues ici présents et ceux qui se trouvent à Anjouan et à Mohéli, saluer l’image de celui qui a dirigé la Bdc durant 6 ans et vous dire combien Hassani Azali constitue une perte immense pour la banque de développement des Comores mais également pour tous ceux qui ont eu le privilège de travailler à ses côtés»,
a-t-il souligné.
Selon le secrétaire général, Hassani Azali a su conduire « avec rigueur, fermeté et clairvoyance les destinées de la Bdc dans le respect de ses missions et de ses valeurs». Il a évoqué ensuite les circonstances de l’arrivée du défunt à la tête de l’institution. « Hassani Azali est arrivé à la tête de la Bdc à la suite de la mise sous administration provisoire de l’établissement par la Banque centrale des Comores avec pour mission principale d’entamer son redres
sement après le retrait du Groupe Duval dans le capital», a-t-il fait savoir.
Et de poursuivre qu’avec sa modestie légendaire bien connue, le défunt a insufflé un vent de réformes consistant à réorganiser les structures internes pour réduire les coûts, tout en modernisant par la digitalisation les outils de travail permettant à la clientèle d’avoir accès à des services depuis son smartphone et a amélioré la compétitivité face à la concurrence.
«Par son engagement constant, il a su doter la Bdc d’un 2e correspondant bancaire et développer de nouveaux produits contribuant au développement de l’inclusion financière», affirme Nadhoiri Saïd Ali. Pour sa part l’ancien collègue de travail à la Snpsf puis à la Bpc, Oussein Charif Mouigni, n’a pas manqué de faire part des mérites et des compétences de feu Hassani Azali, le qualifiant de grand cadre et de pilier de la modernisation du secteur bancaire. «Les Comores ont perdu un fervent défenseur du secteur bancaire», a-t-il conclu



