Le parquet de la République près le tribunal de première instance de Moroni a rendu public, vendredi 15 mai, un communiqué relatif au décès d’un enfant de 10 ans nommé Elfazir alias Abdourahamane, «originaire de Ndzuani et vivant au sein d’une famille d’accueil à Mwadja ya M’bude». Alors que des rumeurs circulaient autour des circonstances de cette mort, les autorités judiciaires affirment que les premiers éléments médico-légaux ne permettent pas de conclure à un viol.

Deux ressortissants tanzaniens auditionnés

Selon le communiqué signé par la procureure de la République, l’enfant avait été transporté le mardi 12 mai à l’hôpital de Mboueni, où les médecins ont constaté son décès dès son admission. «Le parquet est entré en contact avec le médecin ayant reçu l’enfant. Ce dernier a confirmé que l’enfant était déjà décédé lors de son admission à l’Hôpital», précise le document officiel.


Face à cette situation, le parquet indique avoir immédiatement requis «l’intervention d’un médecin légiste accompagné de la brigade de recherche ainsi que la présence du substitut du procureur». Le corps du jeune garçon a ensuite fait l’objet d’«un examen minutieux» tandis que des enquêtes de voisinage étaient menées par la brigade de recherches de la gendarmerie nationale.


D’après les conclusions provisoires du rapport médico-légal, «l’enfant aurait subi une chute quelques jours avant son décès puis une succession de symptômes compatibles avec un tableau infectieux ou neurologique». Le communiqué ajoute également que «des lésions anales non récentes pourraient être secondaires à un rapport anal ou en rapport avec une pathologie médicale tel constipation, effort de poussée, infection ou irritation».


Sur cette base, le parquet affirme vouloir rassurer la population. «Conformément à l’examen du médecin légiste, le décès de l’enfant ne serait pas consécutif à un viol», affirme le communiqué, tout en appelant la population «à ne pas céder à la panique ni à tirer des conclusions hâtives pendant le déroulement de l’enquête». Par ailleurs, une information judiciaire a déjà été ouverte.

 Dans le cadre des investigations, «deux ressortissants tanzaniens travaillant au domicile de la famille d’accueil ont été appréhendés aux fins d’auditions et de vérifications complémentaires», indique encore le parquet. La procureure de la République, Saïdatte Fatuma Saïd Boina, a enfin présenté «ses condoléances aux familles concernées» et assuré que l’opinion publique sera tenue informée des suites de la procédure.