logo Al-Watwan

Le premier journal des Comores

Développement de l’apiculture I Le projet Prefer forme 15 apiculteurs à Ndzuani

Développement de l’apiculture I Le projet Prefer forme 15 apiculteurs à Ndzuani

Société | -   Ahmed Zaidou

image article une
La formation était axée sur plusieurs volets pratiques, notamment «l’observation d’une ruche moderne, la colonisation, le repérage de la reine, l’évolution de l’abeille jusqu’à la récolte du miel». A l’occasion, le formateur a expliqué que ces séances vont aider à renforcer les capacités des apiculteurs et favoriser l’utilisation des nouvelles technologies dans l’élevage des abeilles

 

À Ndzuani, quinze personnes venant des régions de Nyumakele et de Sima ont suivi une formation de 4 jours sur l’apiculture, dispensée dans le cadre des activités du projet Prefer. La formation s’est déroulée pendant trois jours au siège de l’antenne du Prefer à Hombo, avant une dernière journée de mise en pratique dans les ruches du Crde de Mramani, le jeudi dernier. La formation a été assurée par un technicien de Vétérinaires Sans Frontières (Vsf).


La formation comprenait plusieurs volets pratiques, notamment «l’observation d’une ruche moderne, la colonisation, le repérage de la reine, l’évolution de l’abeille jusqu’à la récolte du miel ». La formation a comme objectif, selon le projet Prefer, de renforcer les capacités des apiculteurs en leur permettant d’adopter des techniques modernes qui contribuent à une production de miel en quantité. Dr Onzad Charafouddine, responsable de la composante «Elevage » au sein de l’Unité de gestion du projet Prefer, a souligné l’importance de l’adoption de nouvelles technologies dans le domaine apicole.

Apprendre de nouvelles techniques

«La formation permet le renforcement des capacités des apiculteurs et favorise l’utilisation des nouvelles technologies dans l’élevage des abeilles. Nous espérons produire du miel en utilisant des méthodes modernes. Aujourd’hui, nous fabriquons la ruche, qui est la maison des abeilles. Il y a aussi la cire, qui est préparée avant la production de miel et qui est déposée dans la ruche. Avec cette approche moderne, nous espérons atteindre jusqu’à 6 à 10 litres de miel par ruche, alors que dans les ruches sauvages, la production ne dépasse pas 2 litres en six mois. L’intervention humaine ne dégrade pas la qualité du miel, au contraire, elle facilite le travail des abeilles», a-t-il argumenté.


Le formateur, Dr Issa Ilou, vétérinaire dépêché par Vétérinaires sans frontières (Vsf Belgique), a tenu à préciser que l’apiculture peut être une source de revenus importante. «Cette première formation permet aux participants de comprendre les techniques d’élevage, le fonctionnement des abeilles, le rôle de l’apiculteur, ainsi que les différentes étapes de l’extraction du miel. Bien que le miel soit le produit le plus connu, il est essentiel de valoriser d’autres produits issus de l’apiculture, comme le pollen, la cire ou encore la gelée royale, qui ont également une forte demande sur le marché », a-t-il cité.

Taliouine Soulaimana, un des participants à cette formation, fait partie des novices dans le domaine. Cette formation lui a permis, selon elle, d’acquérir les bases nécessaires avant de se lancer dans l’élevage des abeilles. «Je viens juste de me lancer dans l’apiculture. Cette formation m’a permis de comprendre l’importance des abeilles dans l’environnement et la biodiversité. C’est un premier pas, mais nous aurons besoin d’un accompagnement supplémentaire. Nous allons également travailler en collaboration avec les autres apiculteurs. Nous sommes en attente des équipements nécessaires pour nous lancer véritablement dans l’élevage», s’est-il confié.

Commentaires