Le gouvernement, le Pnud et le Fonds vert pour le climat ont lancé les essais du réseau d’eau potable de la zone 1, laquelle couvre Bambao ya Djuu et Itsandra, avant sa mise en service.

 

Le gouvernement de l’Union des Comores, en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et avec le soutien financier du Fonds vert pour le climat (Gcf), a lancé, vendredi 11 septembre à Mkazi ya Bambao, la phase de test prolongée du réseau d’alimentation en eau potable de la zone 1 de Ngazidja. Cette infrastructure, réalisée dans le cadre du projet «Renforcement de la résilience climatique de l’approvisionnement en eau potable aux Comores», couvre la sous-région de Bambao ya Djuu et une partie de la région d’Itsandra. La période d’essai doit permettre de vérifier, en conditions réelles d’exploitation, le fonctionnement des ouvrages de captage, de pompage, de traitement, de stockage et de distribution avant leur réception officielle.


Les essais se poursuivront jusqu’à la fin de cette année 2026. Ils devront notamment permettre d’évaluer les performances globales du système, de contrôler la pression et les débits, ainsi que la régularité de l’alimentation dans les différentes localités desservies. Les équipes techniques pourront également procéder aux ajustements nécessaires avant la mise en service définitive, prévue avec une inauguration officielle au début de 2027. La cérémonie de lancement s’est effectuée en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Hydrocarbures, Aboubacar Saïd Anli. Le représentant-résident du Pnud, Luca Monge Roffarello, des autorités locales, des cadres et techniciens du projet et des représentants des communautés bénéficiaires étaient également présents.


Selon Luca Monge Roffarello, le réseau constitue l’une des infrastructures hydrauliques importantes réalisées dans le pays. Il comprend 19 réservoirs, pour une capacité totale de stockage de 4 650 mètres cubes, 32 bornes fontaines, deux forages et quatre unités de traitement de l’eau. L’infrastructure doit desservir cinq communes réparties dans 23 localités des deux sous-régions, avec une capacité potentielle d’approvisionnement estimée à 100 000 personnes. «Derrière ces chiffres pour nous, la chose la plus importante c’est d’avoir un impact sur la population, car ça permet d’améliorer la vie des populations riveraines», a noté le représentant du Pnud.


Pour renforcer la continuité du service, une station solaire a également été installée afin d’assurer le pompage en cas de coupure d’électricité. «Au nom du Pnud et du Fonds vert pour le climat, nous sommes très heureux et fiers de cette belle journée de commencer cette phase de testage d’une infrastructure hydraulique parmi les plus grands du pays», a déclaré Luca Monge Roffarello.

Le ministre Aboubacar Saïd Anli a, pour sa part, présenté cette phase d’essai comme une occasion de constater directement le fonctionnement du réseau. «Nous retournerons avec des preuves à l’appui devant le président et nous vous communiquerons d’ici peu l’inauguration officielle de cette infrastructure hydraulique parmi les plus grands du pays», a-t-il déclaré.Le maire de Bambao ya dju, Zainoudine Ahamada, a salué la réalisation du projet et exprimé la reconnaissance des communautés bénéficiaires, qui attendent désormais les résultats des essais et la mise en service effective du réseau.