À Itsahidi, la mairie et l’association Banda Bitsi misent sur la valorisation des déchets pour protéger l’environnement, améliorer la salubrité et créer des opportunités économiques au bénéfice des habitants.

 

L’association Banda Bitsi, en partenariat avec la mairie d’Itsahidi, veut faire de la gestion des déchets un levier à la fois environnemental, sanitaire et économique. Un atelier consacré au traitement et à la valorisation des déchets s’est tenu mercredi 12 août dans les locaux de la mairie, en présence de plusieurs membres du conseil communal. Dans son mot de bienvenue, l’adjoint au maire a insisté sur l’importance de cette initiative pour une commune confrontée aux difficultés liées à l’accumulation des déchets. Il a rappelé que leur gestion constitue désormais un enjeu majeur pour préserver l’environnement et améliorer les conditions de vie des habitants.


Le président de Banda Bitsi, Said Ahamada Said, a salué l’implication de la commune dans la protection de l’environnement. Il a présenté un projet de création d’un centre de traitement et de valorisation composé de neuf bâtiments, chacun consacré à une catégorie de déchets : plastiques, textiles, déchets biodégradables ou encore appareils électroménagers. «Les déchets sont une richesse pour le pays à condition qu’ils soient exploités et valorisés», a-t-il déclaré.  L’association prévoit de mettre son expertise technique à la disposition de la mairie pour accompagner la réalisation du projet. La première étape consiste à mobiliser les ressources nécessaires à travers une campagne de levée de fonds prévue d’août à septembre. Une campagne de sensibilisation sera également menée dans les onze localités de la commune afin d’expliquer aux habitants les enjeux sanitaires et environnementaux liés aux déchets, mais aussi les opportunités économiques de leur valorisation.


Une contribution de 5 000 francs comoriens par ménage est envisagée. Sur la base d’une estimation de 3 300 ménages, la collecte pourrait atteindre 16,5 millions de francs. 
Ce chiffre devra toutefois être actualisé à travers un nouveau recensement dans chaque ville. Selon les fonds réunis, les premières dépenses pourraient concerner l’achat de «moto-benne» pour assurer la collecte. La priorité reste cependant l’acquisition d’une machine destinée à transformer les déchets plastiques en matériaux commercialisables.
Pour Banda Bitsi et la mairie, ce projet doit ainsi permettre de réduire les nuisances liées aux déchets, de protéger la santé publique et de créer une activité génératrice de revenus, tout en favorisant une participation accrue des habitants à la gestion de leur environnement.